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Maïs frais au bord de la route : manger sans se faire mal!

 

Depuis quelque temps, le commerce du maïs frais communément appelé « blifan » a repris droit de cité à Lomé. Partout le long des routes elles sont présentes, ces femmes et jeunes filles (pour la plupart des vacancières) qui pratiquent cette activité génératrice de revenus. Les mois de mai et de juin sont souvent ceux qui voient apparaître à Lomé ce produit de la terre qui annonce la belle saison des récoltes, le début d’une période faste. Il est prisé par la population mais sa préparation au bord de la route se fait dans des conditions d’hygiène déplorables.

Partout à Lomé, le petit commerce du maïs frais bat son plein. Cet aliment prisé par beaucoup de Loméens, est soit grillé ou cuit à l’eau. Le prix de l’épi varie entre 50 F et 100 F et ceci en fonction de la grosseur ou de la longueur. Pour être dégusté, le maïs est généralement mis dans de l’eau salée qui permet de relever le goût. La vendeuse dispose à cet effet d’un récipient contenant de l’eau salée.

Seulement voilà, beaucoup de vendeuses ne prêtent pas attention à la qualité de cette eau salée. L’hygiène est négligée au risque et péril du consommateur. Tous les épis de maïs vendus passent dans la même eau salée, manipulée souvent sans soin par la revendeuse. Le spectacle est bien souvent ahurissant: la main de la vendeuse retourne les épis de maïs, manipule les pièces de monnaie et autres billets de banque; cette même main , éventuellement, peut servir à gratter une partie du corps ou encore ramasser quelque chose par terre…

Même si certaines revendeuses se servent de cuillère, les conditions d’hygiène laissent toujours à désirer . L’eau salée avec le temps devient sale. Et dire que certains consommateurs sucent cette eau après avoir arraché les grains de maïs sur l’épi! Ainsi l’indifférence est générale; personne ne fait attention à la qualité de l’ eau salée. Et pourtant, elle peut être à l’origine de bien de maux, parfois même ceux qu’on n’oserait soupçonner.

Face à cette situation, il revient à chacun d’être dorénavant attentif. Toujours exiger une eau salée bien propre; plonger soi-même le maïs dans l’eau afin d’éviter qu’il soit manipulé par la revendeuse.

Tout compte fait, nous devons toujours faire attention aux conditions d’hygiène qui entourent les aliments de rue. Le cas du maïs frais évoqué ici n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Personne à notre avis, ne voudrait attraper des maladies en s’alimentant.

 

 

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