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Interview/ Joëlle Businger à propos des cantines scolaires :  » Nous comptons certainement continuer à soutenir ce programme et même l’augmenter »

 

Le 03 décembre dernier, le ministre en charge du Développement à la Base, Mme Victoire Tomégah-Dogbé, s’est rendue dans le canton d’Amoussimé ( préfecture de Yoto) pour constater le démarrage effectif du programme des cantines scolaires pour l’année scolaire 2015-2016. Dans la délégation qui l’accompagnait, se trouvait Mme Joëlle Businger , Représentante-résidente de la Banque mondiale au Togo. A l’issue de la visite, cette dernière s’est confiée à la presse.

 Bonjour Madame, un mot sur le programme des cantines scolaires!

Le groupe de la Banque mondiale accompagne le gouvernement , en collaboration avec le ministère du Développement à la Base , depuis plusieurs années, dans un programme qui s’appelle Programme de Développement Communautaire. Et dans ce programme, justement, il y a ce programme de cantines scolaires qui touche environ 82.000 enfants dans plus de 300 écoles. Quand on prend le montant global des élèves, c’est sûr que c’est un programme qui vaut d’être augmenté et amélioré.

Donc , nous allons arriver à une prochaine phase de ce programme ( Programme de Développement Communautaire) où nous aurons toujours à appuyer le programme des cantines scolaires. Il faut aussi souligner que le gouvernement togolais met un milliard de FCFA dans ce programme. Nous comptons certainement continuer à soutenir ce programme et même l’augmenter.

Qu’est-ce qui motive la Banque mondiale à soutenir ce programme?

Vous savez, au groupe de la Banque mondiale, nous avons deux objectifs dans tous les pays où nous intervenons: réduire l’extrême pauvreté et promouvoir la transparence partagée. Cela veut dire qu’on veut atteindre la partie du pays la plus démunie. Donc ce programme cible l’éducation primaire et secondaire et les enfants en particulier; c’est vraiment une cible prioritaire pour nous . Comme vous le savez , les enfants constituent l’avenir d’un pays et donc appuyer le programme des cantines scolaires, c’est appuyer le programme d’éducation, c’est appuyer le développement du capital humain du pays.

Après plusieurs années de mise en œuvre de ce programme, que constatez-vous sur le terrain?

On voit que le besoin est important ,on voit que les communautés sont dans le besoin, on voit que les enfants tiennent beaucoup à ce programme; il y a une grande différence en termes d’enregistrement des enfants à l’école, en termes de résultats dans les écoles. Pour nous c’est un élément complémentaire au système d’éducation pour assurer une meilleure performance des élèves, de meilleurs résultats des élèves à l’école.

Y a-t-il d’autres projets ou programmes soutenus par la Banque mondiale dans le secteur de l’éducation au Togo?

Oui, on a un grand programme d’éducation , le PERI I et le PERI II (ndlr: Projet Education et Renforcement Institutionnel), financé à environ 45 millions de dollar par la Banque mondiale et les fonds fudiciaires, pour construire des écoles mais aussi appuyer le curriculum , les fournitures dans les écoles .Donc on intervient aussi bien dans le secteur de l’éducation que dans le Programme de Développement communautaire.

Quel est l’état actuel de la relation entre le Togo et le Groupe de la Banque mondiale?

On continue à mettre en œuvre tous les programmes mais on va bientôt commencer à mettre en œuvre une nouvelle stratégie . En fait, on est dans une période de préparation d’une nouvelle stratégie. Donc on mène la réflexion sur cette nouvelle stratégie sur la base des expériences des programmes en cours. Nous avons lancé des consultations l’année dernière et au mois de novembre, nous avons eu des consultations dans tout le pays. On espère avoir une nouvelle stratégie mi -2016. On aura l’occasion de vous en parler et comment on voit l’avenir avec la Banque mondiale.

Peut-on déjà avoir une idée de cette nouvelle stratégie?

C’est un peu tôt de parler de cette stratégie car on ne l’a pas encore bouclée. Mais je pense qu’on va faire beaucoup d’interventions dans les secteurs de l’éducation, du développement communautaire, mais aussi dans le secteur privé . On est déjà présent dans beaucoup de secteurs; le secteur agricole , c’est le plus important , mais le programme de réhabilitation des infrastructures urbaines est aussi un programme important.

 

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