Un rapport d’étude sur le paysage syndical au Togo a été lancé ce mardi à Lomé.
Commanditée par la Fondation Friedrich Ebert et conduite en 2014 par le Professeur N’buéké Goeh-Akué de l’Université de Lomé, cette étude fait suite à un séminaire de réflexion organisé en 2013 par ladite Fondation en collaboration avec la Confédération Syndicale Internationale (CSI) Afrique.
« L’une des conclusions majeures de cet atelier de deux jours a été la nécessité d’une étude sur le paysage syndical au Togo pour mieux appréhender les dynamiques en cours dans ce secteur très important pour la démocratie togolaise d’une part et trouver sur une base consensuelle des solutions idoines qui pourraient contribuer au renforcement du pouvoir des syndicats , d’autre part », souligne Mme Nouratou Zato Koto Yérima, Chargée de Programme de la Fondation Friedrich Ebert.
Les centrales syndicales se réjouissent de l’initiative de cette étude qu’elles disent apprécier à sa juste valeur. » C’est un travail qui nous touche directement en tant que leaders syndicaux , responsables ou simples membres d’organisations syndicales. Nous devons donc veiller sérieusement à sa qualité , à la pertinence des analyses et commentaires qui y sont faits , à son utilité finale », affirme Yves Palanga, porte-parole des centrales syndicales.
Fondées sur différents schémas, les conclusions de l’étude, à en croire la Chargée de Programme de la Fondation Friedrich Ebert, mettent l’accent sur les recommandations pour donner plus de visibilité et de crédibilité à l’action syndicale au Togo. » Le renforcement des capacités des leaders syndicaux, le renforcement des syndicats de base, l’organisation de plaidoyer et de lobbying vis-à-vis de l’administration constituent des axes de réformes sur lesquels il convient de poursuivre la réflexion pour une bonne appropriation des conclusions de l’étude », estime Mme Nouratou Zato Koto Yérima.
» L’une des recommandations , c’est qu’on arrive à assainir ce paysage syndical, à réunir les multiples syndicats. Vous savez qu’en Afrique, il y a une tendance à la prolifération des syndicats; ceci porte ombrage à l’évolution et aux revendications des syndicats. Donc le constat est fait, aujourd’hui il est temps que les syndicalistes se parlent entre eux et que les confédérations aillent vers une unité d’action pourquoi pas une fusion d’un certain nombre pour arriver à parler d’une même voie », explique Professeur Goeh-Akué.
(Photo: table d’honneur lors du lancement de l’étude; responsables syndicaux à côté de Mme Nouratou Zato Koto Yérima, )

