Après Agoè le 05 octobre et Baguida le 07 octobre, les responsables du parti Union pour la République -section Golfe (UNIR-Golfe) étaient en meeting hier samedi 14 octobre 2017 sur le terrain du CEG d’Adidogomé. Objectif, expliquer à la population du canton d’Adidogomé, le fond de la crise politique qui secoue le Togo depuis un certain temps. Il s’agissait également pour les organisateurs de sensibiliser la population sur la non-violence dans le contexte actuel marqué par des actes de violences de toutes sortes.
Pour M. Aboka Kossi, Point focal UNIR-Golfe, la crise actuelle est née du fait des manifestations de l’opposition réclamant les réformes constitutionnelles et institutionnelles, notamment la limitation du mandat présidentiel à deux et le scrutin à deux tours. « Ces revendications, le Président de la République a montré sa bonne foi en les acceptant toutes », a-t-il lancé. Aussi, le Chef de l’Etat a-t-il envoyé à l’Assemblée nationale un projet de loi à cet effet, souligne M. Aboka. Ce projet, insiste-t-il, va plus loin en limitant le mandat des députés à deux, pour permettre notamment aux jeunes d’avoir la chance d’entrer au parlement.
Mais contre toute attente, s’indigne le Point focal UNIR-Golfe, l’opposition rejette la proposition de loi et réclame le retour pur et simple de la Constitution de 1992. Ce qui fait dire à M. Aboka : « Les opposants ne veulent pas que les jeunes entrent à l’Assemblée ». Et d’ajouter : «C’est à cause de vos enfants que Faure se bat ; il veut que les jeunes se fassent élire pour remplacer ces députés vieillissants à l’Assemblée et qu’ils puissent ainsi se frotter à l’expérience de la conduite des affaires de l’Etat. Dans l’opposition, il y a des jeunes très compétents de même qu’au sein de UNIR. Pourquoi ne veut-on pas leur donner une chance ?».
Par ailleurs, M. Aboka s’insurge contre les actes de violences émaillant les manifestations de l’opposition. Pour lui, ces violences doivent interpeller chaque Togolais et lui rappeler les exemples des pays en conflit tels que la Lybie, le Mali, la Syrie etc. « Ne laissez pas vos enfants sortir dans la rue pour manifester », a-t-il dit avant d’inviter l’assistance à éviter la violence et à préserver ce climat de paix dont jouit le Togo.
(Photo : M. Aboka Kossi, au centre, répondant aux questions de la presse après le meeting)

