La mesure de 20% de part de marchés publics réservée aux jeunes et aux femmes entrepreneurs, n’en finit pas d’alimenter les débats et discussions. Hier jeudi 11 avril 2019, elle était encore au centre du 42ème de la plateforme mensuelle ‘’Jeudi, j’ose ‘’ qui, après l’étape d’Atakpamé en mars, a retrouvé son sanctuaire de la Bluezone Cacavéli.
La communication autour du thème de la rencontre « 20% de marchés publics réservés aux jeunes et femmes entrepreneurs : comment s’approprier la mesure au service de la croissance de vos entreprises ? », a permis à Akohin Dossouvi, Directeur de la documentation, de la communication et de l’information à la Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics (DNCMP) , de montrer aux participants, là où ils pourront chercher les informations relatives à la mesure, et surtout comment ils pourront saisir les opportunités qui s’offrent à eux dans le cadre de cette mesure.
Pour le communicateur, la seule façon pour les jeunes de s’approprier la mesure pour la croissance de leur entreprise, c’est de s’identifier à travers le site web de la DNCMP. « Après l’enregistrement, las autorités contractantes vont suivre ce site qui leur est dédié, les présélectionner pour pouvoir participer à d’éventuels appels à concurrence qu’elles vont lancer », a expliqué Akohin Dossouvi.
Présente à la rencontre pour partager son expérience, Djossou Christelle, responsable des établissements ‘’God is Light’’, qui a déjà gagné deux marchés dans le cadre de la mesure des 20%, est revenue sur son parcours « Premièrement, il faut avoir la carte du CFE. Ensuite il faut s’inscrire sur le site de la DNCMP. Après, il faut attendre les autorités contractantes qui peuvent te contacter pour un appel à concurrence. J’ai fait l’inscription en mars 2018 et déjà en mai, on m’a appelée pour un appel d’offres. Avant ça, l’ANPE t et le FAIEJ nous ont formés sur les marchés publics, les outils de veille, comment monter une offre technique et financière. Après la formation, les formateurs étaient toujours à notre disposition et nous venaient en aide chaque fois que nous avions des difficultés dans le montage du dossier. Ainsi, j’ai pu soumissionner et mon offre a été retenue », a-telle raconté. Et d’ajouter : « La mesure des 20% m’a permis de mûrir. Sans cela, je ne pourrais pas oser. Et par rapport à mon entreprise, cela me permet de m’affirmer financièrement ».
Pour les participants, ce numéro de ‘’jeudi, j’ose’’ est une véritable occasion d’apprendre mieux de la mesure des 20%. « On a souvent entendu parler de 20 de marchés publics octroyés aux jeunes et aux femmes entrepreneurs, mais on ne savait pas vraiment de quoi il s’agissait. Aujourd’hui, j’ai compris que la chose est non seulement réelle, mais les conditions qui accompagnent cette mesure sont véritablement légères. ..Personne n’est exclu, pourvu qu’on soit dans la tranche d’âge exigée, et qu’on s’enregistre sur le site de la DNCMP », a souligné Atakpa Koffi, jeune entrepreneur, responsable de la société ‘’Eclat –FI Sarl’’.

