Autrefois très prisés, les champignons, ont depuis quelque temps, disparu des habitudes alimentaires des populations. Une situation d’autant plus inquiétante que le champignon apporte beaucoup de bienfaits à la santé humaine, et sa production reste une activité hautement lucrative.
En effet, selon le professeur Guelly Kudzo, du département de la Botanique à l’Université de Lomé, spécialiste des champignons, les champignons contiennent des protéines, et surtout des acides aminés dont beaucoup sont essentiels. Ils contiennent beaucoup de vitamines B : B1, B2, B3 et aussi de l’acide ascorbique (vitamine c). « Les champignons sont très importants et on doit en consommer », souligne-t-il.
Les champignons contiennent également des fibres qui facilitent la digestion, réduisent les risques de constipation, ajoute le professeur.
Pour le botaniste, les champignons luttent contre le diabète, le cancer, régulent le fonctionnement de l’organisme, interviennent dans le traitement des maladies cardiovasculaires, dans le renforcement du système immunitaire.
Par ailleurs, la culture du champignon reste une activité économique à forte valeur ajoutée. A 1500 f le kilo sur le marché, il est l’un des produits qui procure un avantage pécuniaire certain à ceux qui le cultivent.
Vu les enjeux économiques et sanitaires liés au champignon tels que démontrés plus haut, le gouvernement veut relever le défi de la relance de cette culture. Au cœur de cette ambition, le ministère chargé de l’agriculture, à travers le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) .
Ainsi, à travers le sous-projet « Onction divine » du PPAAO, le ministère a entrepris la relance de la culture du champignon comestible par la fourniture des équipements et des ressources nécessaires à l’amélioration des conditions de production et de transformation du champignon.

