Le transport aérien dans l’espace CEDEAO a connu des transformations significatives depuis l’adoption de la déclaration de Yamoussoukro de 1999. En lien avec cette décision, plusieurs pays de la CEDEAO ont entrepris des réformes pour la libéralisation progressive de l’accès au marché. Ces réformes incluent les concessions aéroportuaires et la mise en œuvre de nouvelles organisations institutionnelles pour la création d’agences nationales en charge de l’aviation civile. Malgré ces progrès réalisés, il demeure des défis à relever dans le secteur. C’est dans cette logique que des experts de la CEDEAO se sont réunis à Lomé du 26 au 27 octobre à Lomé.
Pendant deux jours, ils ont pu parcourir en long et en large le rapport préliminaire de l’étude pour le développement des infrastructures aéroportuaires. Au cours de cette rencontre, les participants ont examiné plusieurs points à savoir l’état des lieux des infrastructures existantes, les programmes et projets prioritaires, les projections de la demande du trafic aérien, l’estimation des coûts, le cadre institutionnel, le mécanisme de financement et les étapes futures. « Le secteur aéroportuaire, particulièrement son volet infrastructures physiques est un domaine qui nécessite de gros investissement s. cette raison nous incite à réfléchir sur des mécanismes innovants de financement s.sur ce plan, la commission de la CEDEAO a anticipé et est entrain de mettre en place un fond s pour le développement et le financement des secteurs de transports et de l’énergie. », a déclaré le représentant du commissaire en charge des infrastructures de la CEDEAO, M. Sediko Douka.
En dehors des infrastructures, ce secteur clé de l’intégration régionale et élément essentiel pour la croissance économique et le développement connait encore d’autres difficultés. La question de sécurité en est une parfaite illustration. Des études ont montré que l’Afrique enregistre 12% des accidents aériens représentant six fois la moyenne mondiale. Aussi, des accidents proviennent principalement de cinq pays africains y compris ceux de la CEDEAO.
« Soyez rassurés que la commission de la CEDEAO ne ménagera aucun effort pour aboutir à des résultats qui comblent tous les Etats membres et autres parties prenantes. Car, comme vous le savez, la CEDEAO travaille pour les peuples pour assurer une intégration régionale équilibrée, conformément à sa vision 2020qui passe d’une CEDEAO des Etats à une CEDEAO des peuples », a ajouté M. DOUKA
Il a également saisi l’occasion pour annoncer la tenue prochaine d’un autre atelier pour mieux consolider et bien prendre en compte les positions des Etats membres et institutions.

