Difficultés de recouvrement des crédits, institution en passe de déposer le bilan… telles sont entre autres, les rumeurs malveillantes colportées par les mauvaises langues sur le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI). Et pourtant depuis son lancement en janvier 2014, le Fonds ne s’est aussi mieux porté : 700.000 bénéficiaires en 2 ans, 42,4 milliards FCFA de crédits octroyés dont plus de 90% remboursés. Ces chiffres ont été communiqués au cours d’une conférence de presse tenue hier mercredi à Lomé.
Il s’agissait pour les responsables du FNFI de faire l’état des lieux des activités du Fonds et de présenter ses perspectives pour 2017.
En effet, selon son Directeur général, Yves Gnaba, de 2014 à ce jour, le FNFI a mobilisé un total de 27,390 milliards de FCFA dont 17,5 milliards du Trésor Public togolais et 9,890 milliards de la BAD (Banque Ouest-Africaine de Développement). Ces fonds ont servi à l’octroi de crédits et au fonctionnement de l’institution.
Pour ce qui est du t total cumulé des crédits mis à la disposition des Prestataires de Services Financiers (PSF), il s’élève à 42,4 milliards dont 16,2 milliards affectés à 421 renouvellements de crédits APSEF, AGRISEF et AJSEF, grâce au système de revolving.
Pour M. Gnaba, la différence entre le montant mobilisé et le montant des crédits est alimentée par les remboursements. Ce qui, selon lui, prouve à juste titre que les crédits sont bien remboursés. On note néanmoins quelques retards de remboursement dus notamment à la mauvaise foi des bénéficiaires, à la désinformation et aux aléas climatiques dans le cas spécifique des crédits AGRISEF. A cet effet, des mesures idoines sont prises (implication des préfets, des CDQ et CDV) pour redresser la situation.
Pour ce qui est des perspectives, en 2017, le FNFI entend poursuivre, intensifier et consolider l’inclusion financière et sociale des populations à travers la mise en œuvre toujours de ses produits (APSEF, AGRISEF, AJSEF) et de deux produits spécifique (le produit d’accompagnement spécial et le produit de la BAD destiné aux femmes vulnérables); développer de nouveaux chantiers tels que l’éducation financière des bénéficiaires, le mobile banking…
(Photo : Yves Gnaba, DG du FNFI)

