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Ange Kétor, Directeur Exécutif d’APIM-Togo: ” Le FNFI a donné les moyens financiers et matériels aux institutions de micro finance de toucher les cibles qu’elles ne touchaient pas jusqu’alors”

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” Cap sur l’inclusion financière au Togo”, c’est autour de ce thème que s’est tenue du  lundi  13 au vendredi 17 octobre , la quatrième édition de la semaine de la micro finance organisée par l’Association Professionnelle des Institutions de Micro finance du Togo (APIM-Togo) en collaboration avec le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI). Pourquoi  une semaine de la micro finance?  Comment se porte le secteur de la micro finance  au Togo? Quel est l’apport du FNFI au Secteur?  Autant de questions auxquelles répond, M. Ange Kétor, Directeur Exécutif d’APIM-Togo dans l’entretien ci-dessous. Lecture!

manationtogo.com:  Pourquoi une semaine de la micro finance au Togo?

Ange Kétor:  La semaine permet  de traiter ensemble avec les autorités et les partenaires tout ce qui est succès et difficultés du secteur.

Elle permet également de rendre visibles les activités de la micro finance. La micro finance est perçue par chacun de  différentes manières ; c’est à nous responsables et leaders du secteur de donner la bonne information et de donner les bonnes directions aux institutions affiliées. Voilà l’objectif de l’exercice de cette semaine qui vise à secouer tous les aspects de la micro finance pour donner la bonne information aux populations. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a des questions d’implantation anarchique des institutions de micro finance . Vous avez vu notre caravane au cours de la semaine qui s’est levée contre les institutions illégalement implantées et nous pensons qu’avec ce message fort, on va pouvoir les dissuader. Il y a également une préoccupation sur l’assainissement du secteur de la micro finance qui a été traitée au cours de la semaine et ensemble avec les autorités je crois que des actions seront visibles sur le terrain dans les semaines à venir.

mtg.com: Comment justifiez-vous le choix du thème « Cap sur l’inclusion financière »  pour cette édition ?

A.K : C’est clair,  la micro finance est en train d’avancer dans le pays. L’importance de ce thème,  c’est qu’il servira à affiner un peu les méthodes ou pratiques afin d’atteindre les profondeurs du pays. Cela demande qu’on noue des alliances stratégiques fortes et qu’on utilise tous les canaux technologiques pour atteindre les populations vulnérables.

mtg.com: Quelles sont les activités inscrites au programme de cette semaine?

A.K : Au cours de la semaine nous avons fait beaucoup de choses. La semaine vise à partager les difficultés et les succès du secteur. Vous avez  vu les bénéficiaires témoigner  tout à l’heure, nous avons également  tenu une conférence de trois jours au cours de laquelle on a échangé sur le développement de nouveaux produits;  on a échangé sur la transparence, l’assainissement du secteur . Aujourd’hui  ( ndlr: jeudi 16 octobre) nous avons organisé une cérémonie solennelle de lancement, l’après- midi nous irons sur les stands pour voir ce que les institutions ont exposé, mardi ( ndlr: 14 octobre) nous avons fait une caravane à Lomé. Nous sommes en train de participer à plusieurs émissions  sur les télévisions et les radios;  demain (ndlr:  vendredi 17 octobre) nous serons dans l’émission « Au cœur de la nation » ; bref c’est tout une semaine bien chargée pour nous et qui nous permettra de donner l’information à la population.

mtg.Com: Comment se porte le secteur de la micro finance au Togo ?

A.K : Le secteur de la micro finance  est dynamique au Togo mais puisque c’est une œuvre humaine elle ne peut être parfaite. Il comporte des difficultés que nous essayons de corriger. Il y a des institutions qui n’opèrent pas correctement et qui sont en difficultés;  nous avons planché sur ces questions et l’autorité prendra en temps opportun les dispositions qui s’imposent. En termes d’épargne, c’est plus de 132milliards collectés jusqu’à ce jour  et en termes de crédit c’est plus de 120milliards octroyés  ; le nombre de bénéficiaires touchés dépasse 1,4 millions de clients hors produit APSEF, et vous avez des institutions qui font à peu près 500 points de vente sur l’étendue du territoire.

Quel est l’apport du FNFI au secteur de la micro finance , dix mois après son lancement ?

A.K : Le FNFI permet aujourd’hui aux institutions de micro finance d’aller plus loin ; le FNFI a donné les moyens financiers et matériels aux institutions pour toucher les cibles qu’elles ne touchaient pas jusqu’alors. Nous sommes ensemble avec le FNFI pour créer un environnement favorable pour la micro finance. Nous ne  le voyons pas  en train de jouer à la concurrence aux institutions, ni en train de créer de la distorsion dans le  secteur, mais à côté pour que tout aille dans la même direction.