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APSEF: la parole aux bénéficiaires

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Depuis le 12 mai , une délégation du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) conduite par Mme Victoire Tomégah-Dogbé, est en tournée nationale d’information et de sensibilisation sur le produit APSEF (Accès des Pauvres aux Services Financiers), premier produit du FNFI. La semaine dernière, la délégation était à Blitta, Notsè, Tohoun, Anié et Elavagnon. A cette occasion, quelques bénéficiaires se sont exprimés. Les témoignages sont édifiants et montrent, à n’en point douter , que l’APSEF suscite un grand espoir chez les populations à la base qui restent la principale cible.

« Cet argent est d’ une aide précieuse pour nous. Nous sommes des revendeuses de gombo. Avant, nous achetions les marchandises à crédit auprès des producteurs mais aujourd’hui nous payons comptant .

Avant d’avoir ce crédit, on nous a formées sur la manière de gérer l’argent et de le rembourser. Nous avons d’ailleurs commencé à rembourser à raison de 300 F chacune par jour. Ce système nous permettra de vite rembourser pour demander un nouveau crédit« , a déclaré Nayo Kossiwa revendeuse de gombo au grand marché d’Anié.

Un crédit de 10.000 F en poche pour son commerce de sel, Mme Tazo Hélène , présidente du groupement « Femmes Dynamiques » d’Anié, retrace le chemin parcouru:  » J’ai bénéficié d’un crédit de 10. 000 F pour mon commerce de sel. Je fais partie d’un groupement qui s’appelle « Femmes Dynamiques  » d’Anié . Nous sommes nombreuses, alors on nous a demandé à la COOPEC ILEMA de nous constituer en groupes solidaires et d’apprêter nos cartes d’électeurs . Nous avons été ensuite formées pendant trois semaines. Après la formation, chacune de nous a versé1000F comme droit d’adhésion et une modique somme en fonction du montant de son crédit, pour frais d’assurance ; nous avons pu alors obtenir le crédit ».

Mme Moussa Thérèse est également membre de ce groupement.   Très émue, elle entrevoit déjà la fin de sa souffrance et celle de ses enfants. « Moi je suis couturière; je vends des vêtements que je confectionne moi-même. Je prends les tissus à crédit et je ne rembourse qu’après la vente. Parfois lorsque je ne parviens pas à rembourser à temps , le vendeur de tissus se fâche et me dit des bêtises ; ça se termine généralement par une querelle entre nous deux. Cette situation constituait un grand obstacle pour moi.

Aujourd’hui , avec ces 30.000 F que j’ai reçus , je peux enfin sortir la tête de l’eau; mes enfants pourront manger à leur faim et aller à l’école. C’est toujours une grande peine pour moi lorsque les enfants ont faim et que je ne peux leur donner à manger.

Déjà dès demain, je vais retourner au marché, acheter les tissus pour confectionner des vêtements. Je ferai en sorte de laisser chaque jour un peu d’argent de côté pour rembourser », a-t-elle indiqué.

D’autres potentiels bénéficiaires attendent impatiemment leur tour. C’est le cas des revendeuses d’ananas de la  » Barrière » à Notsè. C’est également le cas de la vingtaine de femmes transformatrices de soja du groupement JARC (Jeunesse Agricole, Rurale , Chrétienne) au quartier Losso à Blitta-Carrefour .

« Aujourd’hui, nous nous débrouillons mais avec le crédit APSEF , nous pouvons augmenter le volume de nos activités », a plaidé Mme Komi Ablavi, membre du groupement.

(Photo: Mme Nayo Kossiwa, bénéficiaire à Anié)