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Des séances régionales d’informations en prélude au lancement du Fonds National de la Finance Inclusive

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En prélude au lancement du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), prévu pour le 24 janvier prochain à Kara,  le Ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes organise du 14 au 20 janvier, des séances d’informations des communautés à la base sur ledit Fonds. Dapaong,  Kara, Sokodé, Atakpamé et Lomé sont les étapes de cette tournée au  cours de laquelle  les populations à la base seront informées sur les  raisons de la création du Fonds, ses mécanismes d’intervention et ses potentiels bénéficiaires.

Créé par décret pris en Conseil des ministres en décembre dernier, et placé sous tutelle du Ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, le FNFI  un statut d’Établissement public à caractère financier avec pour mission de rendre accessibles les services financiers à tous, surtout les plus pauvres ,par l’entremise des banques et des Institutions de micro finance — ce que l’on appelle le principe du ‘faire-faire’.

Pour Mme Victoire Tomégah -Dogbé, Ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, “  En mettant en place un Fonds National de la Finance Inclusive, la vision ultime du gouvernement est de contribuer, de manière significative et déterminante, à repousser les frontières de l’exclusion financière, en mettant en œuvre un puissant instrument financier qui devra être une réponse institutionnelle forte aux contraintes spécifiques d’accès des populations surtout pauvres, aux services financiers de base’’.  

  Il s’agit, à en croire Mme Tomégah-Dogbé ,” d’appuyer le secteur de la micro finance et autres institutions financières bancaires ou non, qui s’engagent résolument dans la proximité, dans la réalisation d’interventions spécifiques, à promouvoir dans la durée, la mise en place de mécanismes et produits pertinents répondant aux besoins des couches les plus pauvres’’.

Toucher en 5 ans, environ deux millions de bénéficiaires en termes de créations d’emplois, des activités génératrices de revenus, des micros, très petites, petites et moyennes entreprises, c’est l’objectif du FNFI qui devra renforcer les capacités des prestataires de services financiers afin de lever les obstacles au financement des populations, zones, secteurs et activités marginalisés par le système financier global.

En effet, le secteur de la micro finance s’est développé rapidement au Togo au cours des dix dernières années avec une clientèle qui est passée de 62 400 bénéficiaires en 1995 à 312 995 en 2004 puis à 1 333 934 au 30 juin 2013. Cependant, ces Systèmes de Financement Décentralisés sont inégalement répartis sur le territoire national, éloignant du coup les populations des services financiers de proximité du fait d’insuffisance de mécanismes d’accès à distance aux services financiers.

Le FNFI devra prendre également en compte les questions de ressources à coûts raisonnables pour les crédits mais aussi la garantie des opérations sur les activités jugées risquées.

Financé actuellement sur fonds propres de l’État, le FNFI compte à terme diversifier ses sources de financement en mobilisant des Partenaires Techniques et Financiers comme la BOAD, la BAD, la BIDC, la Banque Mondiale et le Système des Nations Unies qui ont déjà donné leur adhésion à ce nouvel instrument au service des populations.

 

 Franck

 

 

 

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