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Diplomatie universitaire francophone : le Prof Majesté Ihou WATEBA aux assises de  Bucarest

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Prof Majesté Ihou WATEBA,  prend part depuis mercredi 22 septembre 2021, aux premières assises des ministres des Enseignements supérieurs de la Francophonie  sur la diplomatie scientifique universitaire, à l’Université Politehnica de Bucarest en Roumanie. Une quarantaine de ministres des enseignements supérieurs des pays membres de la Francophonie participent à cette rencontre destinée à mener des réflexions sur les enjeux de la Francophonie scientifique. C’est aussi une occasion pour les pays de partager leurs visions. Les travaux prennent fin  ce vendredi.

En intégralité le discours du Prof Majesté Ihou WATEBA à la rencontre :

DISCOURS DU PROFESSEUR MAJESTE IHOU WATEBA, MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DU TOGO, AUX PREMIERES ASSISES DES MINISTRES DES ENSEIGNEMENTS SUPERIEURS DE LA FRANCOPHONIE SUR LA DIPLOMATIE UNIVERSITAIRE FRANCOPHONE, DU 22 au 24 SEPTEMBRE 2021, A BUCAREST EN ROUMANIE

« Excellence mesdames et messieurs les ministres présents à ces assises,

Madame la Conseillère du Président de la République de Roumanie,

Monsieur le Président de l’AUF

Monsieur le Recteur de l’AUF,

Monsieur le Recteur de cette belle Université,

Mesdames et messieurs les congressistes,

Avant toute chose, j’aimerais vous remercier pour ce beau cadeau que vous venez de faire à tous les ministres présents qui ont fait le déplacement de ce lieu en mettant à la disposition de nos universités et pays cinq (05) bourses chacun(e). Je crois que c’est un geste d’amitié très fort que nous saluons avec beaucoup de plaisir et souhaitons pour cette école beaucoup d’avenir.

Le gouvernement togolais vous remercie également par son Chef d’Etat Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE pour tout ce que vous faites dans le cadre de la Francophonie et aussi de la culture universitaire de façon générale.

Notre pays accorde une place importante à la culture et à l’enseignement universitaire en ce sens que depuis octobre, nous sommes engagés dans ce que nous appelons le budget-programme. L’ensemble des départements ministériels ont des programmes à réaliser avec des indicateurs précis, et pour ce qui concerne l’enseignement supérieur, le onzième projet est consacré à la politique de l’enseignement axée sur les métiers prioritaires.

Aujourd’hui, il n’est plus question de former pour former ; il faut former sur des thématiques précises sur les besoins auxquels nous sommes confrontés. Et un des besoins essentiels, ce sont ceux en termes de notre déficit en science. C’est pour cela que beaucoup d’attention a été consacrée à d’abord réaliser la cartographie des emplois prioritaires, et je crois que ça va intéresser toutes les universités dans la réalisation de ce document commun qui va nous permettre de faire la cartographie des besoins au niveau des institutions de la Francophonie pour ce qui concerne les universités francophones.

Nos universités font beaucoup de recherches, mais ont de la peine souvent à se vendre. Se vendre veut dire qu’il faut aussi arriver à cette valorisation des résultats de la recherche. Nous sommes ancrés là-dedans et nous œuvrons actuellement dans un projet, VaRRIWAR, qui a pour objectif essentiel de valoriser tous les résultats de recherches que nous arrivons à produire dans nos universités. Parce qu’on a tendance à penser que la recherche est occidentale, c’est vrai ; mais il y a beaucoup de choses aussi qui se passent dans  les universités du Sud. L’expérience de la Covid nous l’a montré, tous les pays aujourd’hui s’évertuent dans cette recherche parce qu’on s’est rendu compte que de plus en plus, les Etats vivent en autarcie et c’est ce que veut briser la Francophonie en faisant en sorte que nous puissions toujours créer un cadre de dialogue, de rencontre pour que nous puissions ensemble fonctionner dans un rythme harmonieux.

Et on ne peut pas faire de la valorisation de la recherche sans avoir de la diplomatie à sa corde. C’est pour cela que le Togo a mis un accent important sur la diplomatie universitaire en créant au sein de chaque université ce que nous appelons les directions de la coopération universitaire. Ces directions de la coopération universitaire, l’un des objectifs, c’est qu’autant vous avez les scientifiques qui savent écrire les programmes de science, mais pour les vendre et aller à l’échelle internationale, ça devient parfois difficile. Vous avez des scientifiques qui savent créer des laboratoires ; mais comment arrimer cette science et la faire accepter par les communautés, il faut faire de la diplomatie. Quand vous voulez dire notamment aux universités privées d’être plus compétitives, plus performantes dans leurs manières d’être, il y a une manière de les approcher et je crois que cette diplomatie, cette façon d’aborder les gens, de discuter à l’échelle internationale souvent est un manque qu’on observe chez les scientifiques purs et durs. D’où aujourd’hui nous sommes interpellés sur la notion de la diplomatie scientifique à savoir, faire de la science, mais savoir aussi approcher l’autre et faire valoir, faire connaitre les différentes solutions que l’on essaie de créer.

Donc nous sommes heureux de participer à cette rencontre et dire aussi à tous les organisateurs que notre présence ici est un symbole, un symbole de l’engagement du Togo à être aux côtés de la Francophonie et à apporter notre pierre à l’édification de cette belle initiative.

Je souhaite un bon anniversaire à cette prestigieuse organisation et aussi réitère une fois encore le vœu du gouvernement togolais à être aux côtés de ses frères africains dans la coopération Sud-Sud et aussi avec les Occidentaux dans la coopération Nord-Sud pour l’épanouissement de la science et de la culture dans notre espace francophone.

Je vous remercie

 

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