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Eric Dupuy: la bourde!

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Le fait est anodin mais mérite d’être soulevé, car révélateur du profond malaise  qui s’est installé depuis quelque temps au sein du deuxième plus grand parti politique togolais . En effet, alors qu’il était  invité dans  l’émission « Club de la presse » le vendredi 07 mars dernier sur la Radio Kanal FM, Éric Dupuy, Chargé de la Communication de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), a quitté le studio de façon intempestive après avoir vociféré des incongruités à l’encontre de l’animateur  et des autres journalistes invités pour l’émission . Il affichait ainsi son désaccord par rapport  à la ligne éditoriale de cette  émission.  Il y trouve une volonté de nuire à l’image de l’ANC et de son Président Jean Pierre Fabre.

 

Si ce geste théâtral d’Éric Dupuy  suscite une curiosité parce qu’ il est un habitué de l’ émission, il n’est pourtant pas si surprenant pour plusieurs  raisons. D’ abord, la problématique de la candidature unique a suscité une polémique qui n’est pas éteinte. Ensuite, il y a le fameux mémorandum de   l’Union des Forces du Changement (UFC)  publié le 10 février dernier sur “les raisons internes ayant retardé l’alternance politique pacifique au Togo ». Les auteurs de ce document ont tenté de démontrer, preuves à l’appui, que les responsables de l’ANC « ne disent pas la vérité au peuple ». Jean Pierre Fabre et les siens sont  accusés d’avoir « sapé  les efforts de l’alternance et de la lutte politique au Togo ».

 

Ces révélations pour le moins troublantes pour l’ANC et ses leaders ont fait l’effet d’une bombe, enflammant la presse et l’opinion nationale. Les commentaires  vont bon train et sont pour la plupart défavorables au n°1 du parti orange.

Comme si cela ne suffisait pas, l’UFC publie, le 03 mars dernier, un « second Mémorandum   sur l’achat de conscience des dirigeants de l’ANC : La liste des soupçons ». Une  goutte d’eau qui visiblement fait  déborder le vase, attirant des critiques les plus sévères de la presse sur  les responsables de l’ANC qui se sont toujours présentés comme des victimes  d’une supposée trahison de leur ancien mentor Gilchrist Olympio .  

 

Ces critiques de la presse,  les leaders de l’ANC les digèrent mal, eux qui , on le sait, n’admettent que difficilement toute opinion contraire à la leur.  C’est à croire qu’ils sont tous des apprentis politiciens, car la démocratie,  dont ils disent lutter pour l’avènement au Togo, suppose justement un débat d’idées.

 

Le ton est donc  monté lorsque, le 1er  vice-président de l’ANC, Patrick Lawson,  pris à la gorge par les déclarations d’un responsable de l’UFC qui l’accuse d’avoir bénéficié gracieusement d’une voiture de  la part de Kpatcha Gnassingbé,  a envoyé un droit de réponse amer à la radio Kanal FM. Depuis lors, cette radio est dans le collimateur des leaders et militants du parti orange.  Une situation qui explique mieux  la réaction d’Eric Dupuy vendredi dernier. Rien de surprenant en revanche car   l’homme n’était  pas à sa première bourde. On se rappelle en effet les contre-vérités montées de toutes pièces par le Chargé de la Communication de l’ANC contre les membres du  Groupe de réflexion “Les proposants”, au lendemain de leur rencontre avec les députés français à l’hémicycle français en 2013. De plus, l’homme est connu pour sa désinvolture, son arrogance et sa mesquinerie.

 

Drôle de manière de donner des leçons!

 

Avant de claquer la porte des studios de Kanal FM, Éric Dupuy a lu  un extrait de la charte des journalistes européens : « Un journaliste digne de ce nom tient l’esprit critique, la véracité, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique. Il tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’image, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits pour les plus graves dérives professionnelles ».

 

Alors que le  Code de la Presse et de la Communication du Togo, très envié dans la sous région ouest africaine et sur  le continent, prônent les mêmes règles d’éthique, de déontologie, M. Dupuy  a préféré citer un texte européen pour donner des leçons à des journalistes togolais. L’image fait  rire car le  document dont l’extrait a été cité n’est pas une référence absolue en la matière. De plus M. Dupuy n’a rien appris aux journalistes qu’ils ne savent déjà et n’a fait que montrer davantage son esprit hautain.

 

Au lieu de s’agiter comme un beau diable et de  s’acharner sur les pauvres journalistes togolais qui se battent au quotidien pour  informer, éduquer et divertir, comme le leur recommande leur profession, M. Dupuy ferait mieux de se taire. Comme quoi, quand on a rien à rien à dire, vaut mieux la fermer!  N’est-ce pas M. Dupuy?