Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin

Le mécontentement de Faure GNASSINGBE

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on email
Email
Share on whatsapp
WhatsApp

Le Président de la République, Faure Essozimna GNASSINGBE, a poussé un coup de gueule  ce mercredi 14 janvier, au cours   de la pose de la première pierre d’une cimenterie à Kara.
Au cours de la cérémonie, l’allocution du porte-parole de la population de la Kozah,  transformée en une diatribe contre l’opposition,  selon les témoins, n’a pas été du gout du Chef de l’ Etat. C’est du reste le sentiment que laisse sa réaction. Faure  GNASSINGBE s’est levé à l’improviste pour l’ interrompre. “Ce n’est pas un meeting politique ! “ s’ est exclamé le président. “Toutes nos excuses à tous ceux qui ces propos ont pu mettre mal à l’aise” a –t- il rajouté.

 
Plus tard, au cours de son intervention, le Chef de l’ État a justifié son agacement :

 
“Cette année 2015 est une année importante pour notre pays et vous savez le rendez-vous politique qui nous attend dans quelques mois pour ne pas dire dans quelques semaines; le Togo a fait le choix du pluralisme politique. Dans notre pays, il y a une majorité, une opposition et c’est le peuple togolais, par ses choix, qui départage les partis politiques » a- il affirmé avant de déclarer :
« Quand nous venons à des manifestations comme celles-ci, nous venons en tant que Président de tous les Togolais. Nous ne venons pas en tant que responsable de parti politique. C’est le Président des Togolais qui est ici ce matin, c’est le gouvernement du Togo qui est ici. On n’est pas Président d’une partie du pays et opposant d’une autre partie et je tiens à ce que l’opposition, les responsables d’opposition soient respectés. Le droit de manifester est reconnu par notre constitution ; il faut simplement respecter la loi quand on manifeste ».
” Donc, l’opposition, si elle veut manifester tous les jours pacifiquement, je l’y invite. C’est le peuple qui, dans quelques mois…, va départager les candidats à cette élection présidentielle. Donc je ne veux plus que dans les manifestations comme celles-ci, les responsables de l’opposition soient vilipendés; je ne l’accepterai pas. Nous sommes pour la tolérance” a –t- il poursuivi.

 

Le Président de la République, visiblement gêné par le fait qu’un évènement économique sert d’ occasion à des critiques sévères contre l’opposition, s’ est montré garant de la paix, de la tolérance et de l’unité nationale, surtout à quelques mois de la présidentielle où le risque des dérapages verbaux est grand.