Après 8 ans de présence au Togo ( novembre 2006-juin 2015), le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Togo (HCDH), est officiellement arrivé en fin de mission hier mardi 22 juin 2015. « C’est sur une note d’espoir que notre Bureau tire le rideau sur sa présence au Togo« , a indiqué, Mme Ige Olatokunbo, Représentante -Résidente du HCDH au Togo , au cours d’une conférence -débat organisée par l’institution onusienne sur le thème: » Evaluation de la situation des droits de l’Homme au Togo , huit ans après l’Accord du 10 juillet 2006, portant ouverture du Bureau: bilan, défis et perspectives« .
Pour Ige Olatokunbo , la rencontre offre l’occasion de mesurer l’impact réel des 8 ans de présence du HCDH au Togo . A cet effet, la Représentante -Résidente s’est félicitée des œuvres accomplies par son institution , notamment l’appui au processus de justice transitionnelle et au gouvernement dans la mise en œuvre de ses obligations internationales relatives aux droits de l’Homme ; le transfert de compétence aux acteurs nationaux à travers des programmes spécifiques de renforcement de capacités; la prévention des violations des droits de l’Homme et la lutte contre l’impunité au cours des différents scrutins, le monitoring et la surveillance des droits de l’Homme au quotidien, le plaidoyer pour la prise de mesures législatives conformes aux instruments internationaux des droits de l’Homme.
Des défis demeurent cependant ,note Ige Olatokunbo. Ils sont liés au renforcement des capacités de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH); à la poursuite des efforts dans la mise en œuvre des recommandations formulées par les mécanismes des droits de l’Home; à la poursuite de la modernisation de la justice.
« Le plus important est d’identifier ce qui a été laissé et de voir, dans la mesure du possible, qui sera chargé de cette tâche », recommande Mme Olatokunbo.
Pour sa part, le Premier Ministre Sélom Klassou a tenu à rassurer: « L’évolution positive actuelle de la situation des droits de l’homme dans le pays ne nous fera pas arrêter la dynamique. Il n’y a aucun motif sérieux de penser que la fermeture du bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme au Togo va nous ramener à la recrudescence des violations de droits de l’homme. Les institutions publiques et les organisations de défense des droits de l’homme notamment la Société civile ont tout l’arsenal pour poursuivre leur lutte en vue du respect des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire national ».
(Photo: Ige Olatokunbo, Représentante -Résidente du HCDH au Togo)

