Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin

Le FNFI séduit à l’extérieur: des Burundais au Togo pour s’inspirer de l’expérience du Fonds

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on email
Email
Share on whatsapp
WhatsApp

Lancé, il y a seulement 9 mois, le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) fait déjà parler de lui au-delà des frontières togolaises.

 

En effet, du 22 au 26 septembre dernier, une délégation du Fonds du Microcrédit Rural (FMCR) du Burundi a séjourné à Lomé. Objectif, s’inspirer de l’expérience du FNFI notamment en ce qui concerne les stratégies employées pour acquérir l’adhésion de la population et des partenaires techniques et financiers . Composée de MM. Onesphore Nshimirimana, Responsable des Opérations du FMCR, Vincent Nibigira, Directeur Général de la Fédération Nationale des COOPEC du Burundi et de Jean Faustin Niyibizi, Chef Administratif et financier du FMCR, la délégation burundaise a, au cours de son séjour, suivi des présentations sur le FNFI ainsi que sur le produit Accès des Pauvres aux Services Financiers (APSEF). Elle a également rencontré Mme Victoire Tomégah Dogbé, Ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et eu des séances de travail avec l’Association des Professionnels des Institutions de Micro finance du Togo (APIM – Togo).

 

Cette visite a permis aux deux institutions sœurs de partager leurs expériences pour une meilleure promotion de la finance inclusive dans les deux pays respectifs.

 

Au terme du séjour , un débriefing officiel de la mission a eu lieu au siège du FNFI à Lomé, sous la présidence de Mme Victoire Tomégah Dogbé. A cette occasion , le chef de la mission, M. Onesphore Nshimirimana s’est félicité des leçons apprises au cours de ce séjour. Il a ensuite salué le professionnalisme et le dynamisme de l’équipe du FNFI et s’est dit émerveillé par le succès du Fonds qui, en seulement quelques mois, a réussi à gagner la confiance et l’adhésion de la population et des partenaires. ” Du sommet à la base, tous parlent le même langage”, s’est -il félicité , invitant les responsables du Fonds à faire davantage pour la mobilisation des fonds et à diversifier les produits.

 

Pour Mme Tomegah-Dogbé, le succès du FNFI tient à trois facteurs: le Fonds est la résultante d’un certain nombre de démarches entreprises depuis 5 ans et le fruit de l’expérience acquise des différents programmes de développement du gouvernement ; le processus de mise en place du Fonds a été participatif , impliquant les partenaires, les bénéficiaires , l’ Etat, les prestataires des services financiers; l’ Etat a mis à la disposition du Fonds, des ressources conséquentes. “C’est un mouvement, il est en marche, personne ne peut l’arrêter”, a-t-elle déclaré.

 

Pour rappel, le FNFI est soutenu par plusieurs partenaires: la BAD, la BOAD, le PNUD, la Banque Mondiale, le FMI, l’UE.

 

Soulignons que le FMCR du Burundi est créé par décret le 19 Février 2002 et restructuré en 2008. Il est un établissement public à caractère administratif. Le fonds finance des secteurs tels que l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, la transformation, le petit commerce à travers le refinancement des IMF au taux bonifié de 8%.

 

Le FMCR a déjà initié un programme similaire au produit ASPEF du FNFI. Ce produit appelé Microcrédit pour les Pauvres Economiquement Actifs (MCPEA) doit permettre à insérer les 73,8% de la population adulte exclue du système financier formel. Le taux d’intérêt pratiqué est de 9 % dont 2 % d’épargne stratégique reversée au demandeur du crédit.

 

Pour rappel, le FMCR octroie aux institutions de micro finance des fonds de garantie en vue de faciliter la réalisation de projets. Par exemple, en juin 2013, 2134 Micro-projets sur 3.000 prévus (répartis dans les 129 Communes du Burundi) avaient pu bénéficier de leur financement.

 
Le Fonds de Microcrédit Rural (FMCR) est une des institutions créées dans le cadre de la politique nationale de décentralisation au Burundi en vue de renforcer les capacités des acteurs locaux.
Depuis 2005, le Burundi est engagé dans une grande modernisation de tout son tissu socio-économique. La décentralisation est une pièce maîtresse de ce processus.

 

( Photo: Mme Victoire Tomégah-Dogbé entourée du chef de la mission , à gauche , et du directeur général par intérim du FNFI)