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Les actions du gouvernement pour une bonne année scolaire 2014-2015

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Comme prévu, les élèves sont retournés à l’école  ce lundi 29 septembre 2014 pour le compte de l’année scolaire 2014-2015. Ils sont environ 2 053 743 dont 60 000 de l’enseignement technique. Afin d’assurer une bonne année scolaire à ces apprenants, le gouvernement togolais n’a ménagé aucun effort pour améliorer les conditions d’accueil et d’études.  

Les infrastructures d’accueil

Pour cette rentrée scolaire, il est mis à la disposition des apprenants ,  plus de 800 nouvelles salles de classe dont 740 sur le Projet Education et Renforcement Institutionnel (PERI). Il faut signaler que certains chantiers ont accusé du retard et seront livrés un peu plus tard.

 

Le matériel didactique

 

Dans le cadre de la consolidation de la politique de gratuité de l’enseignement primaire, plus de trois millions de manuels et de guides du maître et plus de 11.000 panneaux de langages ont été acquis au profil des écoles publiques et des Ecoles d’Initiative Locale ( EDIL).

 

La réforme curriculaire au préscolaire et au primaire est achevée et le processus d’élaboration de nouveaux manuels aux contenus centrés sur les réalités togolaises avec une ouverture sur l’Afrique  et le monde, a démarré . Actuellement les manuels de Français et de mathématiques du CPI sont élaborés et en cours de finalisation pour une expérimentation à partir de cette rentrée scolaire, dans un échantillon d’établissements sur l’ensemble du territoire.

 

Le projet BID III prévoit la construction de 50 bibliothèques équipées et la fourniture de 50 compendiums métriques dans les collèges.

*

L’équipement des laboratoires

 

Dans le cadre du projet BID Education III, il est également prévu la construction et l’équipement de 50 laboratoires au profil des collèges.

 

Compte tenu des retards accusés dans la mise en œuvre du projet, ceux-ci ne seront pas disponibles à cette rentrée.

 

Les mesures incitatives pour le maintien des élèves à l’école

 

Les mesures incitatives visant à maintenir les élèves à l’école concernent avant tout l’instauration d’un environnement protecteur aux élèves au sein des établissements. Il s’agit entre autres mesures, de :

 

-assurer le respect des droits des élèves en luttant contre les comportements en contradiction avec la déontologie de la profession enseignante dans les établissements scolaires (viols, violences, harcèlements sexuels, grossesses précoces, punitions dégradantes, exploitation, alcoolisme, etc.) ;

 

-veiller au maintien de l’hygiène et de l’assainissement du cadre scolaire;

 

-rendre l’environnement scolaire attrayant en aménageant des espaces verts et des aires de jeu;

 

-valoriser les traditions de dialogue et de tolérance des cultures populaires;

 

-prévenir et lutter contre la violence et les comportements délictueux par l’exemplarité des comportements dans l’établissement scolaire;

 

-permettre à l’élève d’exercer sa citoyenneté au sein de l’école et de la communauté, à travers la transmission de valeurs et de connaissances, mais aussi de pratiques et de comportements.

 

Actuellement, une étude relative à la prévention des grossesses et mariages précoces est en cours avec l’appui de l’ UNFPA.

 

Par ailleurs, le gouvernement a élaboré et adopté une politique nationale d’alimentation scolaire pour la période 2014-2022 dont l’objectif est de permettre à chaque élève d’accéder à une alimentation suffisante et nutritive lui garantissant à la fois la couverture de ses besoins énergiques et de ses préférences alimentaires afin de mener une vie scolaire saine et active.

 

Dans le cadre du Projet de Développement Communautaire (PDC), 256 écoles bénéficient déjà de repas scolaires. Ce nombre sera porté à 317 pour compter cette rentrée 2014-2015.

 

Enfin, dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle politique d’alimentation scolaire, on envisage de porter à l’échelle, cette initiative. Ainsi, plus de 2000 écoles pourront bénéficier de repas scolaires avec l’appui du PAM (Programme Alimentaire Mondial)

 

Le corps enseignant     

           

Les effectifs attendus à cette rentrée dans l’enseignement général sont de l’ordre de 29 781 enseignants.

 

Ces données prennent en compte les nouveaux enseignants qui sont de l’ordre de 1305 répartis comme suit:

 

-préscolaire et primaire: 994 sortant des ENI;

 

-secondaire 311 sortants de l’ENS d’Atakpamé.

 

Il faut signaler qu’un processus de recrutement de 500 volontaires servant dans les établissements secondaires publics de l’enseignement général est en cours.

 

Recyclage des enseignants

 

Cette question doit être envisagée dans le cadre du processus de mise en place du schéma directeur des formations élaboré et mis en œuvre depuis 2010.

 

Plusieurs actions ont été réalisées dans le cadre du recyclage des enseignants. On peut citer entre autres, la formation initiale du recyclage de plus de 5000 chefs d’établissement en gestion administrative et pédagogique des écoles, la requalification de plus de 5000 enseignants volontaires en service dans les écoles primaires publiques avec, à la clé, la prise en charge de 5.000 sur le budget de l’Etat.

 

Au titre de cette rentrée scolaire, on peut citer:

 

-la formation de mise à niveau et de renforcement des connaissances académiques de 1280 enseignants volontaires titulaires du BEPC dans les ENI, sur un effectif d’environ 1 900; une seconde vague d’environ 600 est attendue dans les prochains jours.

 

-la formation du 15 au 19 septembre 2014, de 500 enseignants auxiliaires du secondaire recrutés sans formation initiale, avec l’appui du projet BID Education III ;

 

-la formation de 16 inspecteurs spécialité Anglais et de 50 professeurs  d’Anglais, avec l’appui financier de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique.

 

Par ailleurs, il est prévu dans le cadre du nouveau Projet d’Appui à la Réforme des Collèges (PAREC) sur financement de l’Agence Française de Développement (AFD), l’élaboration d’un deuxième plan pluriannuel de formation qui permettra de consolider les acquis du premier plan pluriannuel, concernant la formation initiale et continue des enseignants du préscolaire et du primaire et la mise en place d’un nouveau dispositif de formation initiale et continue des professeurs de collèges.

 

Le partenariat public-privé

 

La situation des établissements privés

 

Depuis quelques années, on assiste à la création anarchique d’établissements privés laïcs au mépris des dispositions réglementaires en vigueur. Ceux-ci exercent dans des infrastructures ne respectant pas les normes en vigueur et les procédures de carte scolaire.

 

Certains exercent dans la clandestinité et font inscrire leurs élèves aux examens scolaires nationaux par d’autres écoles privées reconnues.

 

Face à cette situation, une commission ad hoc a été mise en place pour faire un état des lieux et proposer des approches de solutions.

 

Les travaux de cette commission ont permis d’aboutir à la prise d’un nouveau texte fixant les conditions de création, d’ouverture et de fonctionnement des établissements scolaires privés laïcs et confessionnels. Il s’agit de l’arrêté n°261/MEPS/CAB/SG du 03 septembre 2014 dont les innovations concernent :

 

-le suivi rigoureux de la mise en place des infrastructures avant  l’autorisation d’ouverture ;

 

-le renforcement des conditions de fonctionnement ;

 

-le durcissement des sanctions contre les manquements qui pourront être observés ;

 

-l’intensification des contrôles administratifs et pédagogiques ;

 

-la lutte contre la prolifération des établissements;

 

-la publication chaque année, avant la rentrée, de la liste  des établissements agréés dans les media pour éviter aux parents d’inscrire leurs enfants dans des établissements non autorisés.

 

Ce texte précise les procédures et les conditions  relatives au recrutement du personnel administratif et pédagogique, les conditions relatives aux infrastructures, les conditions de fonctionnement, le régime des sanctions, etc.

 

La question du recrutement et du traitement des enseignants

 

Le nouvel arrêté précise les conditions de recrutement des enseignants dans l’enseignement privé, notamment à son chapitre IV.

 

S’agissant de leur traitement, ce sont les dispositions de la convention collective interprofessionnelle qui devraient s’appliquer. Mais le défi reste son respect par les employeurs. Actuellement, un projet de convention sectorielle est en cours d’élaboration.

 

L’implication des parents d’élèves dans le système éducatif togolais

 

L’implication des parents d’élèves dans le système éducatif est réelle et se manifeste à plusieurs niveaux, notamment en ce qui concerne la définition et la mise en œuvre de la politique éducative nationale. C’est à ce titre que les Fédérations des associations des parents d’élèves ont été associées à l’élaboration du Plan Sectoriel de l’Education 2010-2020 et à sa révision dans la perspective de 2025.

 

Ils sont aussi représentés dans les différentes instances du dispositif de pilotage du plan sectoriel de l’Education.