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Mois de l’amnistie : l’Union Africaine se donne l’horizon 2030 pour éradiquer la circulation  des armes légères et de petits calibres en Afrique

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Les membres du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA) ont démarré lundi 5 septembre 2022 à Lomé, les travaux  de l’édition 2022 du mois de l’amnistie en Afrique. Les activités ont été lancées par Robert Dussey, ministre togolais des affaires étrangères.

Des experts membres du CPS de l’UA venus de 15 États notamment le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Djibouti, la Gambie, le Ghana, le Maroc, la Namibie, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Tunisie, l’Ouganda et le Zimbabwe et le Togo participent aux travaux.

 

Selon Anselme Yabouri, directeur centre régionale des Nations- unies pour la Paix et le Désarmement en Afrique (UNREC), traditionnellement, le mois de l’amnistie en Afrique est observé chaque année à Addis-Abeba. Mais pour accroître la sensibilisation, le Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine a décidé que désormais l’initiative sera lancée chaque mois de septembre dans un Etat membre de l’Union africaine. C’est ce qui explique la présence au Togo, de tous les membres du Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine en ce début du mois de septembre 2022.

 

Le mois de l’amnistie en Afrique consiste à demander aux 15 Etats membres de décréter sur une année, un mois de sensibilisation permettant aux détenteurs d’armes illégales d’avoir la possibilité de venir volontairement les remettre. L’idée a pour finalité de faire retirer de la circulation les armes légères de petits calibres afin de les détruire.  Elle vise également á permettre à ceux qui détiennent illégalement des armes d’avoir la possibilité de venir volontairement les remettre dans le cadre d’une sensibilisation sans craindre d’être arrêtés et emprisonner. « La commémoration consiste à encourager les civils à remettre volontairement les armes illicites en leur possession sous réserve d’anonymat et d’immunité de poursuites. En outre, elle vise également à promouvoir les programmes de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (DDR), ainsi qu’à encourager la participation de la société civile africaine notamment les jeunes et les femmes, les organisations non gouvernementales, les organisations confessionnelles, le secteur privé et les médias – afin de promouvoir, entre autres, la remise des armes à feu illicites par les civils pendant le Mois de l’Amnistie en Afrique », a indiqué Amma A. Twum-Amoah, présidente du CPS.

 

Pour lutter contre la circulation des armes légères et de petits calibres, l’Union africaine prend différentes initiatives. Ailleurs, les armes nucléaires  constituent une préoccupation mais sur le continent africain, les armes légères sont celles qui font plus de dégâts et qui déstabilisent les États. « Nous aux Nations-Unies, nous appuyons l’Union Africaine selon le principe de subsidiarité qui veut que chaque entité à son niveau prenne des initiatives et responsabilités et l’entité au-dessus vient simplement en appui. Il existe un cadre de coopération entre les Nations-Unies et l’Union Africaine en matière de paix et sécurité. Dans ce cadre, les Nations-Unies apportent une assistante à l’Union africaine dans la réalisation de son initiative de faire taire les armes d’ici 2030 », a  souligné Anselme Yabouri.

« L’idée c’est de donner une opportunité à tous ceux qui possèdent illégalement des armes de se repentir et de venir les remettre pour qu’elles puissent être sorties de la circulation et détruites. Les stratégies existent déjà, notre présence à Lomé vise concrètement à mener des échanges d’expériences et d’informations pour les améliorer », a-t-il expliqué.

Les acteurs présents à Lomé entendent travailler à faire taire les armes légères de petits calibres en Afrique d’ici 2030.