Ce n’est un secret pour personne; depuis 2006, le Togo s’est engagé dans un vaste chantier de réformes politiques, économiques, institutionnelles et constitutionnelles. Parmi celles-ci, l’adoption du nouveau statut de l’opposition, l’aide de l’Etat à la presse, la réforme de la justice, la création de l’Office Togolais des Recettes (OTR) etc.
Longtemps restée en marge de ces mouvements, l’opposition souhaite aujourd’hui l’ouverture d’un dialogue en vue d’accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des réformes , notamment constitutionnelles et institutionnelles, telles que préconisées par l’Accord Politique Global (APG), signé en 2006 par l’ensemble de la classe politique togolaise.
Ce souhait émane notamment de la Coalition Arc-en ciel qui a tenu ce lundi 17 février 2014, une conférence de presse.
» Tout ce qui se passe dans les pays voisins, nous interpelle; on a intérêt à prendre les devants, faire en sorte que notre pays échappe à cela… Ça c’est beaucoup plus l’œuvre du gouvernement que de la classe politique de l’opposition. Nous sommes prêts à les accompagner … C’est le gouvernement qui a pris des engagements… Le Président Faure, en 2006, a fait preuve d’ouverture en acceptant d’abord d’aller discuter à Ouagadougou et ses promesses sont contenues dans un document qui fait référence (ndlr: APG) . Donc quand le gouvernement prend des engagements, notre rôle, à nous la classe politique, c’est de l’accompagner dans leur mise en œuvre », a déclaré Me Tchassona Traoré , Coordonnateur général de la Coalition Arc-en-ciel qui, dans la foulée, a passé le témoin à M. Bassabi Kagbara.
Par ailleurs , la Coalition Arc-en -ciel appelle à la tenue des élections locales au plus tard fin juin 2014.
L’ appel au dialogue lancé par l’opposition trouvera certainement un écho favorable auprès du gouvernement qui s’est toujours montré ouvert aux discussions avec tous les acteurs politiques.
Passé donc le temps du radicalisme aveugle, de l’intransigeance et du populisme !

