Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin

Prise en charge de la malnutrition aiguë sévère : l’OMS veut établir un pool de personnes compétentes pour renforcer les capacités des pays de la Région d’Afrique

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Share on email
Email
Share on whatsapp
WhatsApp

Lomé,  la capitale togolaise,  accueille  ce lundi 25 septembre 2017 et ce jusqu’au 30 septembre 2017, un atelier de renforcement de capacités sur la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère, organisé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à l’intention de son personnel de la Région  d’Afrique. Une trentaine de points focaux des pays francophone de ladite Région prennent  part à cette rencontre,  dont le but est d’établir un pool de personnes compétentes  à l’OMS pour renforcer  les capacités des pays en prise en charge de la malnutrition aigüe sévère.

Spécifiquement, il s’agit de renforcer les connaissances du personnel  de l’OMS sur la prise en charge actualisée de la malnutrition aiguë sévère avec et sans complications médicales ; utiliser la formation comme une opportunité pour renforcer le travail d’équipe et la collaboration inter-pays ; tester et affiner les modules génériques de formation de l’OMS actualisés en 2016 et traduits en Français,  pour leur finalisation.

Dans la Région  d’Afrique, les indicateurs sur la malnutrition sont alarmants. En 2016, quatorze (14) millions d’enfants de moins de  5 ans  ont été atteints de malnutrition aiguë, selon les estimations publiées par l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance), l’OMS  et  la Banque Mondiale.

Au Togo, le taux d’émaciation  s’élève à 6,7%, soit 76547 enfants d’après l’enquête démographique et de santé  2013-2014.

La malnutrition aiguë sévère multiplie  par 9 le  risque  de la mortalité chez les enfants  et représente 45% de la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans.

Les effets de la malnutrition  sur la santé publique et le développement  économique obligent les Etats  particulièrement en Afrique où le fardeau est lourd, à rechercher  des solutions. Las actions nécessitent un engagement fort du gouvernement, des efforts conjugués de la société civile, du secteur privé et de toutes les parties prenantes afin de : réduire le taux de mortalité lié à la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de moins de 5 ans ; faire la transition vers des régimes et des systèmes alimentaires sains.

Pour y parvenir, il faut : un renforcement des capacités des agents de santé dans la prise en charge des enfants de moins de 5 ans qui souffrent de malnutrition aiguë sévère ; la dotation des hôpitaux en équipements et médicaments nécessaires à la prise en charge des enfants malnutris ; le renforcement de la communication sur la nutrition au sein des communautés pour des régimes alimentaires sains et équilibrés.

Crédit photo : www.unicef.fr  (enfant malnutri)