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Salami Layi, Directeur des Ets BECEC TOGO: “La voie royale pour s’offrir un emploi est de se le créer à travers l’entrepreneuriat”

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Agé de 35ans, Layi Salami est un jeune entrepreneur accompli. Volontiers , il partage avec nous ses expériences…

manationtogo.com: Nos lecteurs aimeraient vous connaître

Salami Layi: Je tiens d’abord à vous dire merci pour l’opportunité que vous me donnez de m’exprimer sur votre site d’informations et d’analyses Manationtogo.com

Je suis Salami Layi, Economiste de formation, titulaire d’un Master en accompagnement à la création d’entreprise, spécialiste en entrepreneuriat et transformation agro alimentaire; jeune entrepreneur togolais âgé de 35 ans dont 14 ans d’expérience entrepreneuriale.

mtg.com: En quoi consiste votre activité et quel est votre parcours?

S.L: J’ai deux activités principales. La première est la prestation de service relative à la formation en entrepreneuriat et accompagnement des jeunes porteurs de projets d’entreprise et la formation et l’accompagnement des groupements et coopératives de femmes en techniques de transformation des produits agricoles et création d’AGR (ndlr: Activité Génératrice de Revenus)

La seconde activité concerne la transformation des fruits en jus naturel la production et la commercialisation du jus de fruits naturels.

J’ai commencé depuis l’année 2000 avec les petites activités génératrices de revenus associées aux cours de répétition aux élèves ; ce qui m’a aidé en partie à financer mes études universitaires jusqu’à l’obtention d’une maîtrise en Sciences économiques en 2005.

J’ai poursuivi ces AGR jusqu’en mars 2006 où j’ai bénéficié d’une formation en entrepreneuriat dans le cadre du Programme pour la Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes (PPEJ) Ex FIJ de la CONFEJES et du Ministère en charge de la jeunesse.

Un an après la formation, le projet que j’ai soumis a été primé avec une subvention de 2000 000 FCFA qui m’a permis de créer et constituer légalement en mars 2007 ma première entreprise qu’est l’Ets BECEC TOGO (Bureau d’Etude Comptable Economique et Commerciale) dont l’objectif principal est de former et d’accompagner les jeunes porteurs de projets d’entreprise.

Un an après la mise en place du cabinet, j’ai suivi au centre SONGHAI de Porto Novo, une formation sur les techniques de transformation des produits agricoles avec comme spécialité production de jus de fruits, de sirop, de confiture naturelle et des farines enrichies.

Le résultat de cette formation est la création en 2009 d’une unité de transformation qui a mis sur le marché des jus de fruits naturels de marque JUNABIO avec trois gammes à savoir jus d’ananas, jus de gingembre et jus de tamarin.

Cette activité de transformation m’a valu des reconnaissances et distinctions honorifiques :

üPrix de la meilleure entreprise jeune en Janvier 2010 par le Ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat et de l’Emploi des Jeunes

üDistinction spéciale de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) pour l’innovation et l’entrepreneuriat en Septembre 2010

Durant ce parcours, j’ai mis mes compétences et expériences au service des jeunes porteurs de projets et créateurs de micros entreprises, des groupements et coopératives de femmes transformatrices en partenariat avec les institutions et organismes suivants :

  • Le FAIEJ depuis Septembre 2013 pour la formation et l’accompagnement des jeunes primo entrepreneurs
  • Le PRADEB en Novembre 2013 pour la formation des jeunes porteurs de projets
  • Les Communes du Millénaire pour la formation en transformation de tomate des groupements de femmes de Kountoiré et de Naki-Est en 2011
  • La CONFEJES pour l’accompagnement et la promotion des jeunes entrepreneurs francophones depuis 2008
  • IFDC pour la formation des transformateurs en marketing et circuits de commercialisation
  • ISESCO pour la formation et l’accompagnement de 50 transformatrices
  • UAR-Plateaux pour la formation et l’accompagnement de deux coopératives de transformation des plateaux à savoir HEZOU de l’Anié et Wakutukélé de Badou
  • COOPERMONDO et IFDC pour l’accompagnement de 10 transformatrices à avoir accès au financement
  • PASA pour l’appui à la Coopérative des Transformateurs des Produits Agricoles du Togo (COTPAT)
  • Le HCR et l’ATBEF pour la formation des refugiés en création et gestion d’AGR
  • Le PADSP et le cabinet Impact Conseil pour la formation et le suivi –accompagnement des entrepreneurs du secteur informel

 

mtg.com: Comment devient-on entrepreneur ? Est-ce un choix, une vocation ou une passion?

S.L: On devient entrepreneur par : initiation sur le tas; opportunité ; formation

Le plus souvent, certains entrepreneurs ne choisissent pas la carrière entrepreneuriale. Ils exercent une activité dans le but de subvenir à leurs besoins quotidiens et par la suite ils prennent goût si l’activité leur rapporte .

Pour la plupart des jeunes diplômés qui entreprennent, ils exercent l’activité entrepreneuriale de façon transitoire en attendant un emploi plus décent ce qui les pousse à raccrocher à la moindre difficulté.

En réalité , devenir entrepreneur doit être un choix responsable en tenant compte de ses compétences, de son savoir- faire, de son expérience et des ses ressources. C’est une décision que l’on doit prendre personnellement sans contrainte. Ceci ne limite pas la capacité d’une personne à entreprendre mais c’est le domaine d’activité choisie qui exige de l’entrepreneur certaines qualités et compétences particulières

Ensuite il est nécessaire d’avoir de la passion pour tout ce que l’on exerce comme activité ce qui permettra à l’entrepreneur de surmonter tous les obstacles qu’il va rencontrer.

Enfin j’encourage les jeunes entrepreneurs à faire de l’entrepreneuriat une vocation pour limiter les risques d’échec de leurs activités économiques.

mtg.com: Que conseillez-vous aux nombreux jeunes diplômés en quête d’emploi?

S.L: Il est temps qu’aucun jeune diplômé togolais ne reste les bras croisés et ne dise qu’il n’a pas trouvé du travail. Les jeunes diplômés togolais ont beaucoup de talents et de compétences qu’ils ignorent parfois.

Bon nombre d’entre eux ont des idées focalisées sur l’emploi salarial qui devient de plus en plus rare. Il y a aujourd’hui plein d’opportunités aux jeunes diplômés de pouvoir s’offrir un emploi décent.

La voie royale pour s’offrir un emploi dans le contexte actuel est de se le créer à travers l’entrepreneuriat.

Saisissons alors l’opportunité qui nous est offerte par le Ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat et de l’Emploi des Jeunes à travers les mécanismes d’appui technique et financier comme le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) et le Programme d’Appui au Développement à la Base (PRADEB) sans oublier l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie et de Financement des PME/PMI (ANPGF).