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Sécurité au travail dans les entreprises minières: les syndicats haussent le ton!

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Les accidents de travail survenus à West African Cement (WACEM) occasionnant 5 morts , 1 blessé et à la Société Nouvelle des Phosphates (SNPT) entraînant 1 mort et 8 blessés , respectivement le 30 juin et le 08 juillet derniers, n’ont pas laissé indifférents les syndicats des travailleurs du secteur minier.

Hier mercredi , face à la presse , le Syndicat National des Mineurs du Togo (SYNAMITO) et le Syndicat Démocratique des Mines (SYDEMINES) en collaboration avec l’ONG SAAD (Solidarité et Action pour le Développement Durable ), ont appelé le gouvernement à œuvrer en faveur du travail décent dans les entreprises minières.

A travers une déclaration intitulée  » Il est temps de ne plus attendre de compter des morts avant d’agir pour le travail décent … », ces syndicats ont dénoncé les conditions des travailleurs des mines , notamment l’absence de contrat de travail en bonne et due forme, de visites médicales, d’équipements de protection individuelle, de convention collective sectorielle, de contrôles d’inspecteurs du travail….Pour SYDEMINES et SYNAMITO, « ce tableau sombre des conditions de travail dans les mines (…) ne peut rester comme cela ». Aussi ont -ils appelé les autorités à agir, notamment en respectant les engagements internationaux pris par le Togo en matière de travail décent, tels que le Pacte international relatif aux droits économiques , sociaux et culturels de 1966, la Charte africaine de droits de l’homme et des peuples de 1981, les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le programme pays de promotion du travail décent du BIT (Bureau International du Travail)….

Présent à la conférence de presse, Tchakélé Alaza, employé à la SNPT, victime d’un accident de travail, a ému par son témoignage qui retrace les péripéties de ce drame survenu un matin de juin 2011. Mécanicien convoyeur au sein de l’entreprise, il avait été, raconte- t-il , appelé pour réparer un engin. Au cours de la manœuvre , l’ouvrier perd son bras droit pris dans un engrenage dont il n’a pu se dégager que 45 minutes après une lutte acharnée contre la mort. « J’ai frôlé, la mort, raconte -t-il; c’était effroyable, il y avait du sang partout . Il était environ 9 heures quand mon bras était coincé ; il m’a fallu 45 minutes de lutte pour me dégager de la machine ».

Amputé d’un bras, une partie du corps couverte de cicatrices, Alaza se plaint aujourd’hui de ne pas être suffisamment pris en charge.

 

Pour rappel, suite à l’accident survenu à WACEM, le gouvernement a ouvert une enquête pour situer les responsabilités.

 

( Photo: Tchakélé Alaza, victime d’un accident de travail en 2011)