Démarrés lundi 10 octobre, les side events du sommet de l’Union Africaine sur la Sécurité maritime, se poursuivent. Les journées de mercredi 12 octobre et celle de jeudi 13 octobre ont été consacrées respectivement à l’économie bleue ; à la sécurité et sûreté maritimes.
Sur l’économie, 4 ateliers ont animés. Ont été traités par les meilleurs experts internationaux les sujets de la pêche et de la pêche illicite, de la protection de l’environnement et des ressources marines, des énergies maritimes en Afrique et enfin du commerce et du tourisme maritimes.
Dans un premier temps, les experts ont convenu du besoin d’appréhender la mer comme un ensemble global et continu, qu’il s’agisse de la protéger ou encore de l’exploiter durablement.
Ils se sont également entendus sur la nécessité de mieux communiquer auprès des populations africaines sur les potentialités et les risques qui pèsent sur leurs espaces maritimes. Les pays concernés étant pour la plupart tournés vers l’intérieur du continent.
La question de la prise en compte des populations côtières a aussi fait l’objet d’échanges nourris. Elles sont les premières concernées par l’environnement maritime qu’il s’agisse de pouvoir s’alimenter ou de commercer. Ce sont ces mêmes populations qui subissent directement les effets des pollutions et plus globalement du changement climatique.
Compte tenu de l’enjeu vital que représente la pêche pour ses populations et des dommages considérables causés par la pêche illicite, la protection et la sécurisation des domaines de pêche apparait clairement comme une priorité.
Pour les experts, la mer est a priori une formidable chance pour l’Afrique, sous réserve que les pays améliorent d’abord leur connaissance des fonds marins et des océans. Une connaissance également nécessaire aux investissements.
A l’issue seulement, les pays africains pourront construire des stratégies nationales et régionales adaptées aux besoins locaux, particulièrement pour produire l’énergie indispensable au développement du continent.
Sur la question de la sécurité et de la sûreté maritimes, deux tables rondes ont organisées.
La première a porté sur les enjeux propres au transport et aux infrastructures alors que la seconde a concerné les ressources humaines. Ces tables rondes ont vu des échanges riches et nombreux se tenir entre les meilleurs experts et spécialistes internationaux.
Dans un premier temps, pour les Etats africains concernés, il a été convenu que l’élaboration d’une stratégie nationale maritime était une condition nécessaire et préalable à des coopérations bilatérales et régionales réussies dans le domaine de la sécurisation maritime.
Cependant, avant d’envisager des projets et actions dans un cadre élargi, les Etats africains doivent d’abord définir des objectifs stratégiques nationaux, mettre en place une organisation et un cadre légal adaptés puis se doter de moyens idoines, cela, chacun selon ses besoins et ses ressources.
Une fois ce premier travail mené à son terme, ils pourront travailler à des rapprochements via l’échange d’informations, des formations communes, des entraînements conjoints et la coordination opérationnelle, par exemple. Cette ambition de collaboration doit naturellement s’inscrire dans les dynamiques régionales déjà sur pied.
Il faut ajouter ici que le secteur privé constitue un partenaire de la puissance publique, notamment via les informations qu’il peut capter en mer et mettre à disposition des autorités à des fins de connaissance ou d’actions, un domaine restant l’apanage des Etats.
Enfin, la nécessité de disposer de personnels bien formés et motivés a été rappelée. Il ne peut y avoir de sécurité et de sûreté maritime sans des personnels compétents pour la mettre en œuvre.

