Depuis mardi 15 février 2022, une citation à comparaître adressée à l’ancien directeur de publication du journal ‘’ La nouvelle’’, Bonero Betum Lawson, défraie la chronique. Le journaliste devra répondre d’une plainte de Jean-Pierre Fabre, président national de l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement), maire de la commune du Golfe 4.
Il est reproché à M. Lawson, des attaques ciblées contre M. Fabre qu’il accuse d’être de connivence avec le pouvoir, et de recevoir des appuis financiers de ce dernier. Selon SCPA FEMIZA Associés, le conseil de Fabre, les faits rapportés par le journaliste via les réseaux sociaux , sont faux , malveillants et constitutifs des délits d’atteinte à l’honneur, de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles prévus et punis par les dispositions des articles 289, 290 et 955 et suivants du nouveau code pénal.
Bonero Betum Lawson comparaîtra donc devant le Tribunal de première instance de Lomé le 23 février prochain. Un journaliste de plus dans le collimateur de Fabre. Et oui, le leader de l’ANC est coutumier de plaintes contre les hommes de média. On se rappelle les déboires de Firmin Têko-Agbo et bien d’autres journalistes attaqués en justice par le maire de la commune du Golfe 4, pour diffamation. Jean-Pierre Fabre ne badine pas avec son honneur, pourrait-on dire. Paradoxalement, il est souvent en première ligne lorsqu’il s’agit de crier au scandale parce qu’un homme de média, pour avoir diffamé une autorité, se retrouve face à la justice. A cette occasion, l’homme n’hésite pas à accabler les autorités de tous les noms.
Comme quoi, au Togo, on peut diffamer tout le monde mais pas Jean-Pierre Fabre !

