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Togo : manger à l’école devient un droit !

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Le Togo  s’est doté,  il y a quelques mois, d’une loi  sur l’alimentation scolaire, qui participe  à n’en point douter, de la volonté du gouvernement  d’intégrer le droit à une alimentation adéquate et à la bonne gouvernance dans les politiques et la législation nationale. Le texte s’inscrit  dans la stratégie nationale d’élimination de la faim et de réduction de la pauvreté.

Reposant sur le droit et l’importance d’une alimentation saine pour chaque enfant, la  nouvelle loi reconnaît l’importance de la nutrition, de l’égalité des sexes, de la sécurité alimentaire à tous les stades de la chaîne alimentaire. Elle  est conforme au principe d’interdépendance des droits de l’homme.  Elle vise également à stimuler le développement économique et le secteur agricole et participe à l’amélioration des moyens de subsistance des agriculteurs ruraux grâce à des achats publics auprès des producteurs locaux.

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont soutenu l’élaboration de la loi sur l’alimentation scolaire.

La FAO a aidé les autorités togolaises à atteindre cet objectif entre 2015 et 2018. Les moyens spécifiques pour la réalisation du droit à l’alimentation ont été plusieurs fois au cœur des échanges entre les autorités. Le Togo intégrera la nouvelle loi à sa Constitution. Il établira des lois cadres ou nationales en assurant la cohérence de la législation sectorielle en matière d’alimentation et de nutrition dans les écoles.

Avant le vote de la loi sur l’alimentation scolaire,  le Togo était déjà très en avance sur la question, notamment à travers son programme  des cantines scolaires.

Depuis 2008, le programme a permis d’offrir 82,5 millions de repas chauds à 91 666 élèves répartis dans 304 écoles sur toute l’étendue du territoire. Le taux de fréquentation scolaire est passé à 9,4% comparé à 7% dans les zones non bénéficiaires et le taux d’inscription des filles est passé à 12,6% alors qu’il est de 5,5% dans les écoles non bénéficiaires.

A l’horizon 2025, il est prévu l’extension de la fourniture de repas communautaires en milieu scolaire avec la multiplication par trois (03) du nombre d’écoles dotées de cantines scolaires et le triplement du nombre d’apprenants bénéficiaires qui sera porté à 300 000.