10 ans après la mise en œuvre du projet ‘COSCAP-UEMOA’ (un projet dont la mission principale est la supervision de la sécurité du transport aérien) en Afrique de l’Ouest, les grands acteurs en charge de la sécurité aérienne au sein de cet espace souhaitent migrer vers la création d’une agence communautaire de supervision de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile (ACSAC).
C’est une idée qui tire sa source de la 17ème session ordinaire des Chefs d’Etats et de gouvernements de l’UEMOA tenue le 24 octobre 2013 à Dakar au Sénégal.
Le projet existe donc il y a 2 ans, mais que peut-on retenir à ce jour des actions menées et celles en cours pour sa concrétisation ? Des experts du domaine aéronautique de l’UEMOA et de la Mauritanie sont regroupés à Lomé, dans le cadre de la 11ème réunion du comité de direction du projet COSCAP-UEMOA pour la supervision de la sécurité aérienne.
L’objectif est donc dans un premier temps de dresser un bilan de ces actions, puis ensuite de baliser la voie vers l’effectivité de l’ACSAC.
La prochaine étape sera pour les membres de ce comité de direction qui agit tel un conseil d’administration, de désigner le siège de l’ACSAC, de nommer un directeur exécutif et de lancer le processus de recrutement du personnel chargé d’animer cette agence.
Les travaux d’ouverture ont été présidés par le ministre togolais des transports et des travaux publics, Ninsao Gnofam.
Pour le Colonel Dokissime Gnama-Latta, directeur général de l’agence nationale de l’aviation civile du Togo (ANAC-Togo), ‘la nouvelle agence qui remplacera le COSCAP permettra de renforcer davantage la sécurité du transport aérien, grâce au pool de compétences d’experts en navigabilité qui la composera’.
La réunion du comité directeur du COSCAP est la 2ème du genre au Togo. Une rencontre similaire avait été abritée par le pays en 2008.
(Photo: Ninsao Gnofam, ministre des Transports et des Travaux publics)

