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Violences faites aux femmes: Lomé abrite un séminaire régional sur les enjeux de la formation policière

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Lomé, la capitale du Togo abrite depuis hier , un séminaire sous- régional   sur les enjeux de la formation policière auquel prennent part des responsables de la formation policière du Bénin, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

Organisée  par  FRANCOPOL,  réseau institutionnel de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et premier réseau international francophone de formation policière,  la rencontre vise à faire l’ état des lieux de la situation sur les violence faites aux femmes afin de montrer l’importance  de la formation policière.

Présidant l’l’ouverture des travaux, Mme Ekoué Dédé Ahoéfa, ministre de l’Action  sociale ,  de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation a rappelé la stratégie du Togo pour la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette stratégie, a précisé la ministre,  s’articule autour de trois axes que sont : le renforcement de la position sociale et économique de la femme dans la famille et dans la société, le renforcement de la prévention et le renforcement des capacités de prise en charge de violences basées sur le genre par les différents acteurs à tous les niveaux. En ligne avec cette stratégie,  le Togo a pris de mesures juridiques et institutionnelles et communautaires telles que: l’adoption en 2013, de la loi portant aide juridictionnelle au Togo, permettant aux couches les plus démunies de pouvoir ester en justice en cas de violence de tout genre ; les révisions successives du code des personnes et de la famille en 2012, et tout dernièrement le 13 novembre 2014 en vue d’y extirper toutes les dispositions discriminatoires à l’égard de la femme ; l’adoption du code de l’enfant en 2007, qui garantit l’égalité des enfants des deux sexes et les protègent contre toute forme de violence ; la loi  portant interdiction des Mutilations Génitales Féminines au Togo en 1998 ;  la révision en cours du code pénal qui  renforce la prise en compte des violences faites aux femmes et aux filles.

Malgré ces mesures et ces actions, les violences font malheureusement encore parti du quotidien des femmes au Togo, comme c’est le cas dans plusieurs pays dans le monde”, regrette la ministre.

En effet, souligne-t-elle,  “les résultats de l’étude sur les violences basées sur le genre réalisée en 2010 révèlent diverses formes de VBG dont les violences psycho morales qui sont de 91%, économiques qui sont de 34%, physiques qui sont de 41%, sexuelles qui sont de 33%, institutionnalisées qui sont de 20% et les Mutilations Génitales Féminines qui sont de 6,9%. 22% sont dans l’ensemble des violences physiques en dehors de la famille. Elles sont répandues dans toutes les couches sociales quelles que soient le niveau d’instruction, la culture ou la religion, et se rencontrent dans plusieurs lieux publics et privés”.

Aussi Mme Ekoué se réjouit-elle de la tenue de ce séminaire qui vient renforcer les capacités des agents de la police à mieux prendre en compte les questions des violences faites aux femmes ainsi que le dispositif national de lutte contre les violences basées sur le genre.

(Photo:  les participants posant avec  les officiels; image republicoftogo.com)