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Halte aux châtiments corporels!

 

Jadis dans les sociétés africaines, les châtiments corporels comme bien d’autres formes de violences ont été toujours présents et semblent s’inscrire comme un modèle d’une « bonne éducation » des enfants.

Mais de nos jours, ces pratiques sont identifiées comme étant plutôt de véritables obstacles à l’épanouissement de ces derniers.

Comment donc éliminer les châtiments corporels à l’égard des enfants ? Voilà une problématique qui justifie le combat que mènent les Etats et les organisations de la société civile très remontés contre le fléau, et qui est au centre des préoccupations d’une assise ouverte mercredi sur le sujet.

Elle est organisée par la Coalition nationale togolaise pour l’éducation pour tous (CNP/EPT), qui avec le soutien du gouvernement togolais et d’autres partenaires dans l’éradication de ce phénomène.

Les travaux devront déboucher sur l’élaboration d’un plan d’action pour l’élimination d’un plan d’action pour l’élimination des châtiments corporels à l’égard des enfants.

Les châtiments corporels sont une réalité au Togo. L’existence de ce phénomène a été confirmée par Gani Koffi, le directeur de cabinet du ministère de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, avec des chiffres illustratifs.

Une étude menée au Togo en 2001 par le gouvernement avec l’appui de l’Unicef, révèle que sur un échantillon de 821 enfants âgés de 7 à 17 ans, 76,7% étaient victimes de maltraitance et de violences physiques (bastonnade, viol, etc…)

Une autre étude réalisée en 2006 sur les violences a non seulement l’existence de ces violations, abus et exploitations sexuels flagrantes des droits de l’enfant au Togo mais aussi qu’elles prennent de l’ampleur.

Une récente étude conduite en milieu scolaire par Bornefonden, a révélé que 42,6% des filles souffrent de la violence verbale et 21,6% de la violence sexuelle contre 17,6% qui sont victimes de châtiments corporels. En outre selon cette étude, ce sont 45,8% des garçons qui sont victimes de violence verbale et 31,9% des châtiments corporels. Selon une étude conduite par Plan Togo, 4,1% des filles déclarent avoir subi des violences sexuelles à l’école.

« Les châtiments corporels infligés à un enfant comme toute autre violence constitue un des plus graves violations de ses droits fondamentaux et peut mettre un frein à son développement harmonieux Bien que les conséquences puissent varier en fonction de la nature et de la sévérité des violences infligées, les répercussions à court et long terme sont souvent graves et préjudiciables. Les blessures physiques, effectives et psychologiques causées par des actes de violences peuvent agir négativement sur le développement d’un enfant, sa santé et sa capacité d’apprentissage », explique Gani Koffi.

 

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