« Comment réussir son entreprise: les facteurs clés du succès »; c’est ce thème qui a fait l’objet du quatrième numéro de » Jeudi, j’ose » de 2016, ce traditionnel rendez-vous de tous les deuxièmes jeudis du mois, qui a drainé hier à la Bluezone de Cacavéli, une grande foule de jeunes. La présence de Mme Victoire Tomégah-Dogbé, ministre en charge de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, de M. Malick Natchaba, Conseiller du Chef de l’Etat, de M. Régis Batchassi Président du CNJ (Conseil National de la Jeunesse), a donné un éclat particulier à la rencontre.
Pour le communicateur de la journée, M. Salami Layi, consultant , formateur et entrepreneur, 5 facteurs clés retenus suite à une étude sur 1500 entreprises au Canada,
assurent à l’entrepreneur un succès certain. Le premier facteur selon M. Salami Layi, est l’innovation définie comme l’introduction d’une nouveauté commercialisable. » Pour que nos entreprises connaissent du succès, il faut que nous innovions », a martelé le communicateur . L’innovation dans la manière de rendre son service, de présenter son produit permet de susciter l’intérêt des clients, a conseillé l’orateur.
L’élaboration des plans constitue selon M. Salamai Layi , le second facteur clé de succès pour l’entrepreneur. A ce niveau, le conférencier a exhorté les jeunes à se fixer des objectifs SMART ( Spécifiques, Mesurables, Ambitieux, Réalistes , Terminés dans le temps).
Etre ouvert, voilà le troisième facteur de succès pour l’entrepreneur qui, selon le communicateur doit demander des conseils et accepter le feedback. » Nous devons accepter le feedback quelle que soit sa nature. . L’acceptation du feedback permet à l’entrepreneur de faire des sauts qualitatifs. Lorsque nous sommes fermés aux critiques , nous ne pouvons pas aller loin », a-t-il insisté.
Parlant du 4è facteur clé de succès, relatif à la qualité du personnel de l’entreprise, le conférencier a mis en garde contre les conséquences que pourrait engendrer un personnel non compétent et non qualifié à l’entrepreneur. » Lorsqu’on n’a pas un personnel qualifié, l’entreprise ne peut aller loin », a-t-il averti . » Au démarrage de l’entreprise, le promoteur doit être prêt à toucher à tout « , a-t-il expliqué par ailleurs.
Savoir entretenir de bonnes relations avec ses partenaires (clients, fournisseurs, institutions financières , OTR), c’est le 5è et dernier facteur de succès inculqué aux jeunes par M. Salami Layi. L’avenir est sombre si l’entrepreneur n’est pas en bons termes avec ses partenaires , a-t-il mis en garde.
« Le premier élément clé du succès , c’est l’entrepreneur lui-même », a conclu le communicateur, insistant sur les qualités d’un bon entrepreneur: le savoir -être , le savoir-faire et le savoir-faire-faire.
La communication a été suivie d’une riche séance de témoignages et de partage d’expériences entre les participants.
Le clou de la rencontre a été l’intervention de Mme Victoire Tomégah-Dogbé.
» Nous sommes passés par là aussi » , a-telle déclaré aux jeunes, partageant avec eux sa propre expérience. » Entreprendre , ne se décrète pas un jour; intéressez-vous à tout ce qui vous entoure , n’allez pas chercher loin. Trouvez le moyen de vous rendre utiles pour les autres . Apprenez à rendre service aux autres et en le faisant, vous -vous rendez service », telles sont les exhortations du ministre aux participants, chauffés à blanc par ces paroles. Mme Tomégah-Dogbé a aussi insisté sur les compétences morales qui , ajoutées aux compétences techniques, assurent au jeune, selon elle, un succès certain. La ministre a enfin rassuré les jeunes de la volonté et de la disponibilité de l’Etat à les soutenir à travers les mécanismes mis en place ( FAIEJ, PRADEB…). » Le Togo a du potentiel et son potentiel, c’est vous les jeunes. Nous sommes là pour vous; on veut vous voir réussir », a -t-elle laissé entendre.
Après le ministre , ce fut le tour de M. Malick Natchaba de galvaniser l’assistance par ses mots d’encouragement. » A la fin de la journée, il faut que vous ayez avancé d’un pas; que votre pas vous mène vers vos objectifs » a-t-il lancé aux jeunes avant des les exhorter à la patience » Soyez patients pour obtenir des choses solides », a-t-il martelé.
Initiative du FAIEJ (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes) destinée à promouvoir la culture entrepreneuriale auprès de la jeunesse togolaise, « Jeudi, ‘j’ose », est une plateforme d’informations et d’échange sur l’entrepreneuriat ; une journée portes-ouvertes , prévue chaque deuxième jeudi du mois, au cours de laquelle des professionnels répondent aux préoccupations des jeunes sur l’entrepreneuriat.
(Photo: Mme Victoire Tomégah-Dogbé s’adressant aux jeunes)

