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Sommet de l’UA sur la sécurité maritime à Lomé: top départ pour les préparatifs

 

En présence de membres du gouvernement, de députés à l’Assemblée nationale, de représentants d’institutions internationales, de partenaires techniques et financiers et un parterre de journalistes de la presse togolaise et internationale, le premier Ministre Séléagodji Ahoomey-Zunu a lancé mardi , au nouveau Palais de la Présidence de la République, les préparatifs du sommet de l’Union Africaine sur la sécurité maritime et le développement à Lomé.

Environ 5000 participants sont attendus à cette rencontre de haut niveau qui se tiendra du 02 au 07 novembre dans la capitale togolaise autour de deux principaux sous thèmes:  » La coopération régionale et internationale pour la sécurité maritime »; « Sécurité maritime et développement« .

Pour le Premier Ministre, depuis quelques années, l’Afrique a pris un élan prometteur sur le plan économique: de nombreux pays ont retrouvé le chemin de la croissance. Il apparaît donc important selon, Ahoomey-Zunu, que les Africains s’organisent pour lever tous les obstacles qui peuvent empêcher l’atteinte des objectifs de développement. En effet, « Comment nos pays peuvent-ils tenir leurs promesses de développement si nos ressources halieutiques continuent à être exploitées illégalement par des réseaux mafieux qui pratiquent la pêche sauvage à grande échelle, compromettant ainsi gravement l’écosystème, sans oublier l’effet destructeur que ces pratiques ont sur les communautés locales de pêcheurs ? Comment enfin, l’économie maritime peut-elle contribuer efficacement à notre essor économique si la dégradation de l’environnement marin prend chaque année plus d’ampleur avec le rejet dans nos mers et océans de polluants organiques de toutes sortes et de déchets industriels ? « , s’est demandé le Chef du gouvernement. « Ce sont toutes ces questions urgentes et tous ces enjeux majeurs qui ont poussé le Togo à tirer la sonnette d’alarme et à se battre pour que la sécurité maritime, dans ses diverses composantes, deviennent un enjeu prioritaire de l’agenda africain », s’est-il félicité.

Ainsi, au delà de la sécurité maritime, il sera abordé à la rencontre de Lomé , les questions relatives à la pêche illicite non déclarée et non réglementée ainsi que la pollution de l’environnement marin.

En intégralité le discours du Premier ministre

CONFERENCE DE PRESSE DU 2 MAI 2015 SUR LE SOMMET EXTRAORDINAIRE DE L’UNION AFRICAINE SUR LA SECURITE MARITIME ET LE DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE

 

DECLARATION INTRODUCTIVE DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et messieurs les Président des institutions de la République,

Mesdames et messieurs les membres du Gouvernement,

Mesdames et messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et messieurs les représentants des organisations internationales,

Distingués invités,

Mesdames et messieurs,

Chers amis de la presse nationale et internationale,

 

Je tiens tout d’abord à vous dire merci à toutes et à tous, d’avoir répondu si nombreux à l’invitation que vous a adressée le Président de la République pour la présente conférence de presse. Le Président de la République a pris l’initiative de l’organiser pour marquer le lancement officiel des préparatifs du Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sécurité maritime et le développement en Afrique que le Togo a l’honneur d’accueillir du 2 au 7 novembre 2015.

En fait, le compte à rebours a déjà commencé et le train des préparatifs est déjà en marche.

Mais il nous a paru important à ce stade, de partager avec vous, aussi bien les enjeux stratégiques que la vision qui sont au cœur de ce grand rendez-vous continental.

ENJEUX STRATEGIQUES

Comme vous le savez, les questions de sécurité maritime sont revenues au devant de la scène notamment avec la résurgence et la croissance exponentielle des actes de piraterie le long de nos côtes. Les enjeux de la sécurité maritime vont toutefois bien au-delà de la piraterie et englobent d’autres fléaux tout aussi préoccupants tels que la pêche illicite non déclarée et non réglementée ainsi que la pollution de l’environnement marin.

Tous ces phénomènes sont liés même s’ils ne bénéficient pas tous de la même médiatisation. Ils doivent donc être abordés de front, avec un nouvel engagement politique, si nous voulons valoriser pleinement tout le potentiel de l’économie maritime dans le processus de développement de l’Afrique.

Depuis quelques années, l’Afrique a pris un élan prometteur sur le plan économique. De nombreux pays ont retrouvé le chemin de la croissance et il nous appartient de nous organiser pour lever tous les obstacles qui peuvent nous empêcher d’atteindre nos objectifs de développement.

Dans ces conditions, l’on peut se demander comment les promesses de développement de l’Afrique peuvent-elles être tenues, si des hommes sans foi ni loi et des réseaux criminels organisés, continuent impunément d’agresser les navires et leurs équipages au large de nos côtes, quand l’on sait que 80% des approvisionnements énergétiques transitent par les routes maritimes ?

 

Comment nos pays peuvent-ils tenir leurs promesses de développement si nos ressources halieutiques continuent à être exploitées illégalement par des réseaux mafieux qui pratiquent la pêche sauvage à grande échelle, compromettant ainsi gravement l’écosystème, sans oublier l’effet destructeur que ces pratiques ont sur les communautés locales de pêcheurs ?

Comment enfin, l’économie maritime peut-elle contribuer efficacement à notre essor économique si la dégradation de l’environnement marin prend chaque année plus d’ampleur avec le rejet dans nos mers et océans de polluants organiques de toutes sortes et de déchets industriels ?

Ce sont toutes ces questions urgentes et tous ces enjeux majeurs qui ont poussé le Togo à tirer la sonnette d’alarme et à se battre pour que la sécurité maritime, dans ses diverses composantes, deviennent un enjeu prioritaire de l’agenda africain.

Je voudrais saisir l’occasion qui m’est offerte ce jour pour réitérer au nom du Président de la République mes sincères remerciements aux Etats membres de l’Union africaine qui nous ont soutenus et qui partagent notre vision. Cette vision repose sur la nécessité de créer les conditions d’échange et de partage grâce auxquelles notre continent pourra s’approprier la question essentielle de la sécurité maritime pour en faire un élément central de son agenda développement.

NOTRE VISION

La Conférence de novembre répond au souci du Togo de contribuer à faire de la sécurité maritime un cheval de bataille pour toute l’Afrique. Le Togo prend cette option parce que le domaine maritime africain offre à toutes les nations africaines de grandes possibilités de croissance, en terme de ressources naturelles et énergétiques, de commerce et d’industrie, bref parce que notre avenir dépend aussi de nos mers et de nos océans.

Ces dernières années, le Togo a beaucoup investi dans la sécurité maritime, tant au plan institutionnel qu’opérationnel.

Nous avons procédé à une vaste restructuration de l’action de l’Etat en mer.

Nous avons beaucoup investi dans le développement des infrastructures portuaires.

Nous avons également renforcé et modernisé nos équipements pour la sécurisation de nos côtes. Mais cela ne suffit pas car la sécurité maritime doit être abordée comme un enjeu régional, un enjeu africain.

A l’échelle de l’Union africaine, des initiatives louables ont déjà été prises avec une série de rencontres et de décisions importantes. Mais nous devons prolonger ces efforts, nous devons aller plus loin dans nos engagements et les coordonner davantage.

En novembre prochain, nous nous efforcerons d’offrir, ici même à Lomé, un cadre qui permettra une nouvelle réflexion sur les déterminants de la sécurité maritime en Afrique. Nous tâcherons de donner à notre continent l’occasion de prendre un nouveau départ, en examinant les enjeux et les contraintes politiques et économiques qu’elle soulève. Nous devons réévaluer l’efficacité des moyens juridiques, financiers et opérationnels grâce auxquels nous serons en mesure de renforcer la sécurité maritime sur l’ensemble du continent africain pour en faire un véritable outil de développement.

Pour ce qui nous concerne au Togo, nous savons ce que nous devons à une sécurité maritime accrue sur le continent. Elle conditionne directement le succès du projet de corridor de développement qui mobilise tout le peuple togolais. Elle conditionne aussi notre capacité à mieux servir les pays de l’hinterland qui partagent avec nous les services du Port autonome de Lomé.

Voilà quelques unes des idées que je tenais, au nom du Président de la République à partager avec vous et j’espère que la suite des exposés vous permettra de comprendre davantage pourquoi il est si important que nous apportions tous notre contribution pour que le sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sécurité maritime et le développement en Afrique soit un franc succès.

Je vous remercie

 

 

 

 

 

 

 

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