Depuis quelques années, le gouvernement togolais encourage l’auto-emploi des jeunes à travers l’entrepreneuriat. L’Etat a mis en place plusieurs structures pour accompagner les jeunes togolais qui choisissent cette voie. De l’idée de projet à la création de l’entreprise, ils reçoivent des appuis technique et financier.
Que ce soit le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ), le Projet d’Appui à l‘Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP) ou encore le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA)…, tous ont un dénominateur commun : la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Ces structures sont à l’origine d’une révolution entrepreneuriale qui a embrasé le pays ces dernières années, suscitant des champions et success stories : Champizo, JCAT, Agrokom, NSCPA etc.
Selon le ministère de l’Inclusion financière et de l’Organisation du secteur informel a indiqué que ces dernières années, un montant de 178 milliards de francs CFA a été consacré ces dernières années à l’entrepreneuriat des jeunes, à travers une quinzaine de structures mises en place par l’Etat.
Les jeunes profitent également d’un environnement de plus en plus favorable à la création d’entreprises. A la mi- octobre 2021, le nombre total d’entreprises enregistrées par le Centre de formalités des entreprises (CFE) s’établit à 106 646. Cet engouement des Togolais à être leur propre patron s’explique par la réduction de 90% des frais de création d’entreprise (de 262 000 francs en 2012 à 30 000 francs aujourd’hui), la réduction du délai de création d’entreprise (de plusieurs jours en quelques heures désormais), la digitalisation totale des procédures de création des Sarl, la suppression des droits d’enregistrement et de timbres à la création d’entreprise ; la gratuité de la publication des annonces légales sur le site web du CFE…
De 2013 à 2014, les ressources dédiées à l’emploi et l’employabilité des jeunes togolais étaient de 05 milliards de francs CFA en moyenne. En 2018, compte tenu des grands résultats attendus, le gouvernement les a fait passer à 15 milliards. La même année, le chef de l’Etat a mis en place un système qui permet aux jeunes et femmes entrepreneurs d’avoir 20% des parts des marchés publics. L’année suivante, cette part a été portée à 25%.
De 12 milliards de francs CFA dans la première année d’expérimentation, le total engrangé par les jeunes et femmes bénéficiaires de cette mesure est passé à 30 milliards en 2019. Dans le budget national 2021 voté et estimé à 1 521,6 milliards, 445,1 milliards sont dédiés aux secteurs sociaux avec une priorité accordée à la situation socioprofessionnelle des citoyens.


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