La question de l’inflation est devenue un phénomène planétaire : répercussions du covid-19, conflit russo-ukrainien, etc. Alors que le Togo a mis en place des mesures pour atténuer les effets de la crise sanitaire et relever son économie, il doit depuis la seconde moitié de 2021, faire face à une cherté de la vie contre laquelle d’autres mesures fortes ont été prises.
En avril 2022, le taux d’inflation a atteint 6,8% en glissement annuel, contre 6,6% en mars et 6,1% en février. La flambée des prix touche plusieurs secteurs et oblige à vite agir.
Faure Gnassingbé à la rescousse
En mars 2022, le ministère de l’Economie et des Finances a officialisé l’exonération de la TVA sur des produits importés ou vendus dans le pays comme le maïs, sorgho, blé, mil, huile, lait. L’exécutif a suspendu le remboursement de l’avance d’un mois sur salaire accordée aux fonctionnaires de l’Etat en début d’année.
Il y a eu aussi la suspension du paiement des taxes de tickets de marchés sur le territoire pour une durée de 03 mois (suspension prorogée depuis), le plafonnement des prix de produits locaux et importés, la réduction de 02 points du taux d’intérêt pour les bénéficiaires des produits du FNFI et de 04 points dans des zones vulnérables. Près de 50 milliards de francs ont été consacrés à la lutte contre la vie chère dont 22 milliards de subvention sur le riz et les produits pétroliers.
En septembre 2022, le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a pris d’autres mesures fortes comme une dotation additionnelle de la subvention aux produits pétroliers de 30 milliards de francs pour la porter à 37,8 milliards de francs CFA.
Le chef de l’Etat a également augmenté de 10% la valeur indiciaire des salaires et des pensions de retraite pour les fonctionnaires civils et militaires et les retraités du secteur public, soit un montant annuel de 22,5 milliards de francs CFA ; sans oublier la revalorisation additionnelle de 5% de la pension de retraite pour tous les retraités du secteur public et privé.
Par ailleurs, une indemnité mensuelle de transport de 10 000 francs CFA à titre exceptionnel est accordée à chaque fonctionnaire de l’Etat (payable hors bulletin) pour faire face à la hausse des frais de déplacement, soit un coût budgétaire annuel de 8,8 milliards de francs CFA ; une augmentation de la subvention pour les engrais de 06 milliards pour la porter à 7,5 milliards afin de stabiliser les prix tout au long de la campagne au profit des agriculteurs.

